Stress aigu ou chronique : il affecte votre santé

Stress aigu ou chronique : il affecte votre santé
Notre vie professionnelle trépidante fait de plus en plus souvent mentir l'adage qui affirme que le travail c'est la santé. D'après une enquête européenne sur les conditions de travail, réalisée en 2000, 28% des salariés européens considèrent que leur travail est source de stress. Et il frappe à tous les échelons de la hiérarchie.


D'après une enquête française réalisée en ligne par le Journal du Management, 51,5% des managers estiment que le niveau de stress au travail est trop ou très élevé. Ce stress est provoqué par les objectifs à respecter (32,3 %), l'ambiance générale au travail(27,6 %), le rythme de vie global (20,2 %), ainsi que le manque de reconnaissance, le manque d'équité et le style de management.

Stress aigu ou chronique

Le stress peut vous affecter immédiatement – on parle alors de stress aigu – et/ou de façon prolongée, il s'agit alors de stress chronique. Accélération du rythme cardiaque, maux de tête, raideur du cou et/ou des épaules, maux de dos, accélération du rythme respiratoire, transpiration abondante et mains moites, maux d'estomac, nausées et diarrhées, figurent parmi les symptômes courants du stress. Il peut aussi modifier votre façon de penser, votre comportement et votre humeur et vous amener à devenir irritable, à ne pas supporter la moindre contrariété, à ressentir de la frustration, à vous emporter sur les autres sans raison, à vous sentir nerveux ou épuisé toute la journée, à éprouver des difficultés à vous concentrer, à vous tracasser exagérément pour des futilités, à douter de vos capacités, à imaginer des scénarios catastrophes...

Stress aigu : nécessité d'un retour à la normale

Le stress aigu (à court terme) est la réaction immédiate du corps à toute situation qui semble exiger une action de notre part. Votre niveau de stress dépendra de son intensité, de sa durée et de la façon dont vous allez faire face à cette situation. Généralement, notre corps se remet rapidement d'une situation de stress aigu, mais ce dernier peut occasionner des problèmes s'il se reproduit trop souvent ou si votre organisme n'a pas l'opportunité d'un retour à la normale. Chez les personnes cardiaques, le stress aigu peut provoquer une arythmie (rythme cardiaque anormal) et même un infarctus.

Stress chronique : néfaste pour la santé

Le stress chronique peut résulter de problèmes récurrents ou d'un mode de vie à long terme comme un métier prenant. Avec le temps, le stress chronique peut avoir un effet sur :
• les maladies cardiovasculaires. Le stress peut provoquer de l'hypertension, une arythmie, des problèmes de coagulation, de l'athérosclérose. Il est aussi associé aux maladies coronaires, à l'infarctus et à la défaillance cardiaque ;
• la douleur musculaire. Les personnes stressées se plaignent fréquemment de douleurs cervicales, aux épaules et lombaires. Elles sont généralement provoquées par une tension constante des muscles due au stress. Le stress est aussi un facteur favorisant la polyarthrite rhumatoïde ;
• l'estomac et les intestins. Le stress peut intervenir dans le reflux gastro-oesophagien, l'ulcère gastro-duodénal et le syndrome du côlon irritable ;
• le système reproducteur. Le stress peut rendre les règles douloureuses, diminuer la fertilité et provoquer des troubles de l'érection ;
• les poumons. Le stress peut aggraver l'asthme et la BPCO ;
• la peau. L'acné et le psoriasis peuvent empirer à cause du stress ;
• le système immunitaire. Soumis au stress, l'organisme devient davantage vulnérable aux affections, tant bénignes que graves. Si vous souffrez d'une maladie chronique comme le sida par exemple, le stress peut en aggraver les symptômes.

# Posté le jeudi 18 mai 2006 13:33

Déprime passagère ? Le Millepertuis fait mieux que les antidépresseurs !

Déprime passagère ? Le Millepertuis fait mieux que les antidépresseurs !
Le millepertuis est une plante indiquée dans les formes légères de la dépression. Son efficacité est similaire à celle des antidépresseurs, sans les inconvénients. Mais même si cette plante est disponible sans ordonnance, l'encadrement médical est indispensable.

Un Français sur sept atteint de dépression

En France, on estime que plus d'une personne sur sept est déprimée et l'incidence annuelle d'épisodes dépressifs frôle les 10% de la population générale. La dépression est actuellement considérée comme la deuxième cause de handicap. Cette maladie est de plus en plus fréquente, mais plus de 30% des patients ne consultent pas.

Si la dépression se soigne classiquement à l'aide d'antidépresseurs, il faut savoir que le millepertuis représente une alternative efficace en cas de manifestations dépressives légères et transitoires. Le principe actif (l'hyperforine) de cette plante, également dénommée herbe de la Saint-Jean, a été identifié et son indication figure depuis 2002 dans les recommandations de la Haute autorité de santé, dans le cadre de la prise en charge d'un passage dépressif isolé de l'adulte.

Efficacité du millepertuis similaire à celle des antidépresseurs

Plusieurs études témoignent d'une très bonne efficacité par rapport à un placebo et d'une excellente tolérance. Certaines démontrent même que le millepertuis présente une efficacité similaire à celle des antidépresseurs. Ainsi, par exemple, l'analyse de 22 études montre que 40 à 72% des patients tirent un bénéfice du traitement par antidépresseur, contre 43 à 76% des patients traités par le millepertuis. Un autre essai comparant le millepertuis à un antidépresseur chez 500 patients confirme une efficacité comparable, y compris après 6 semaines de traitement (l'action des antidépresseurs débute classiquement après trois semaines de traitement).

Les avantages sans les inconvénients des antidépresseurs

L'autre avantage du millepertuis est son excellente tolérance, identique à celle d'un placebo et donc bien meilleure que celle des antidépresseurs. Les principaux effets secondaires observés sont rares et généralement représentés par des nausées et une somnolence.

Suivi médical indispensable pour le millepertuis

Reste que si le millepertuis est disponible sans ordonnance, un suivi médical est indispensable. La dépression, même dans ses formes légères, nécessite un encadrement et un suivi. Par exemple, cette plante est contre-indiquée avec certains médicaments dont l'efficacité peut être diminuée (anticoagulants oraux, anticonvulsivants, contraceptifs oraux, immunosuppresseurs, gabapentine, vagabatrine, dogoxine, inhibiteurs de protéases, irinotécan et théphylline).

Il ne faut pas l'associer à des antidépresseurs et il semblerait qu'il diminue l'efficacité des chimiothérapies. Et enfin, il peut provoquer des hypersensibilités cutanées ou ophtalmiques à la lumière. La posologie du millepertuis est donc à adapter en collaboration avec son médecin. Dans certains cas, des recommandations préventives devront être appliquées comme par exemple éviter les expositions au soleil et l'épilation laser.

# Posté le mardi 14 mars 2006 12:10

LE SITE INTERMINISTERIEL SUR LA GRIPPE AVIAIRE

Le site interministériel de préparation à un risque de pandémie de la grippe aviaire en France : http://www.grippeaviaire.gouv.fr/
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# Posté le mardi 07 mars 2006 13:01

GRIPPE AVIAIRE : CE QU'IL FAUT SAVOIR

GRIPPE AVIAIRE : CE QU'IL FAUT SAVOIR
Maintenant que la grippe aviaire est en France, il est important de disposer d'informations concrètes sur cette maladie afin de s'assurer de la meilleure protection possible. Nous vous proposons un point complet des connaissances actuelles.

La grippe aviaire est chez nous


Un élevage de dindes décimées dans l'Ain, des cygnes et d'autres oiseaux morts un peu partout en Europe, la grippe aviaire est bien installée dans nos pays avec le retour des oiseaux migrateurs. Un chat en a même été atteint.

Cela fait maintenant trois années que ce virus circule dans le monde, en commençant par l'Asie du Sud-Est, pour toucher maintenant l'Afrique et tout le continent Eurasien. Chez les volailles, le virus H5N1 entraîne une mortalité de plus de 70%. Les canards eux, potentiellement porteurs sains, sont des propagateurs du virus, au même titre que d'autres oiseaux très probablement. D'une manière générale, tout oiseau est potentiellement porteur dès lors que le virus de la grippe aviaire a été incubé pendant 3 à 7 jours.

Une centaine de cas ont été diagnostiqués chez les hommes, avec des taux de mortalité de plus de 50%. Dans tous les cas, il s'agissait d'une contamination directe de l'animal malade à l'homme : aucun cas de contamination interhumaine n'a été rapporté à ce jour.

Ce qu'il faut faire dès maintenant

Dès maintenant, un certains nombre de règles simples doivent être appliquées. Elles sont toutes très logiques :
- éviter tout contact avec des oiseaux morts ou vivants. Dans les villes, éviter de laisser les enfants jouer avec les pigeons et les oiseaux des étangs,
- se laver les mains à l'eau et au savon avant de passer à table (bonne habitude à reprendre car elle limite bien des contagions...),
- bien cuire les volailles et les œufs.

La consommation de volaille et d'œufs est sans risque dans le circuit actuel, vu le haut niveau de surveillance qui existe déjà. De toutes façons, soyons réalistes, on trouve des œufs dans de très nombreux plats et desserts !

Le risque d'une pandémie grippale

Pour l'instant, l'épidémie ne concerne que les animaux. Cette épizootie peut ne jamais évoluer vers une forme humaine. Rappelons que ce fut déjà le cas lors de l'épidémie de Hong Kong qui a été stoppée en 1997 par l'abattage de 1,5 million de poulets.

Mais le risque existe d'une mutation du virus H5N1 vers une forme qui pourrait se transmettre d'homme à homme. Le risque de pandémie mondiale serait alors majeur. Ce fut le cas en 1917 pour la grippe espagnole qui toucha en deux ans la moitié de l'humanité avec un taux de mortalité de 2% (ce qui entraîna la mort de 30 millions de personnes...).

Si les chiffres de la grippe espagnole restent imprimés dans notre esprit, le contexte est complètement différent aujourd'hui, ce qui devrait transformer le cours des événements :
- les premiers cas seront vite repérés car le système d'alerte est très performant,
- la surveillance des élevages et des abattages est particulièrement rigoureuse,
- les limitations de circulations, l'arrêt des transports en commun, la fermeture des écoles, etc., sont déjà prévus dans le plan gouvernemental (cf. dans le département de l'Ain),
- des stocks de Tamiflu®, le médicament antiviral spécifiquement adapté à la grippe, ont été constitués,
- la France a déjà commandé 20 millions de doses du futur vaccin au laboratoire Sanofi-Aventis, leader en la matière.

Avec un tel dispositif, les conséquences d'une pandémie touchant la France devraient être limitées.

Ce qu'il faut savoir en cas de pandémie

En cas de pandémie, ce qu'il faut savoir est simple : il existe un traitement antiviral, le Tamiflu®, qui est très efficace s'il est pris le jour même des premiers symptômes et qui est encore efficace s'il est pris le lendemain. Après, c'est trop tard.

L'important c'est donc que le diagnostic soit fait rapidement et que le traitement soit délivré tout de suite. En pratique, le diagnostic se fait en deux temps : analyse des signes cliniques par un médecin qui prescrit une prise de sang à la recherche du virus. Le résultat est potentiellement connu dans les 6 heures, en tout cas dans la demi-journée.

Il est donc essentiel de connaître soi-même les symptômes de la grippe pour appeler le médecin sans attendre : les symptômes classiques de la grippe sont les suivants :
- début brutal,
- fièvre et frissons,
- toux,
- maux de gorge,
- maux de tête,
- courbatures,
- fatigue.


C'est le début brutal qui est le plus caractéristique de la grippe, d'où le nom (qui agrippe)...

Cependant, d'autres symptômes sont à connaître car les cas de grippe aviaire que l'on a observés chez l'homme ne se sont pas tous déroulés de manière classique, en dehors de la fièvre au-dessus de 38°C qui est toujours retrouvée. Des cas de diarrhées, de vomissements, de douleurs abdominales ou thoraciques et des saignements du nez et des gencives ont été relevés. Les symptômes respiratoires ne sont donc pas obligatoires au début.

Qui appeler ?

Dès lors que l'alerte sera donnée dans votre région, si vous présentez des symptômes classiques de grippe ou des symptômes intestinaux, vous devez appeler votre médecin de famille sans tarder. C'est lui qui viendra chez vous pour vous examiner et pour faire le prélèvement sanguin. En cas de difficulté à le contacter ou à obtenir un rendez-vous, vous pouvez appeler le 15 qui enverra un autre médecin.

Il est indispensable de savoir que le virus H5N1 a une incubation moyenne de 7 jours (contre 2 à 3 pour la grippe classique). Autrement dit, si votre diagnostic est confirmé, il faudra prévenir les personnes que vous serez susceptible d'avoir contaminées dans votre entourage durant les sept derniers jours.

Voilà, vous savez l'essentiel. Il ne vous reste plus qu'à vous tenir informé de l'actualité !

# Posté le mardi 07 mars 2006 12:38

Tabac : le fumeur a quatre fois plus de risque de faire une dépression

Le tabac est associé à la dépression : les personnes atteintes de dépression fument plus que les autres, et le fumeur a plus de risque de souffrir d'une dépression.

Plus de dépression chez les fumeurs

Les relations entre le tabagisme et la dépression sont passionnantes. Globalement, l'intérêt des psychiatres pour le tabagisme a débuté dans les années 90. Depuis, les études sont nombreuses. Par exemple, la comparaison d'une population comprenant des sujets ayant déjà fumé dans leur vie, à une population de personnes n'ayant jamais fumé, montre que les sujets qui ont déjà fumé font plus fréquemment des épisodes dépressifs majeurs que les autres (1).
La dépression touche 3% des non-fumeurs et 7% des fumeurs. Le risque de suicide est également plus important chez les fumeurs, avec un nombre de tentatives de suicide multiplié par deux

Inégalité face au sevrage

On constate aussi que les personnes ayant un antécédent de dépression ont moins de chances de s'arrêter de fumer et que les échecs sont plus fréquents. Il semblerait que l'intensité des symptômes de sevrage une semaine après l'arrêt soit plus importante chez les sujets ayant souffert d'une dépression (2).

Globalement, trois hypothèses se dessinent :

• la dépression induit la dépendance tabagisme et de plus grandes difficultés à l'arrêt ;
• le tabagisme amène à la dépression ;
• il existe des facteurs environnementaux et/ou génétiques qui entraînent à la fois la dépression et la dépendance tabagique.

Le risque de dépression est multiplié par quatre !

La dernière étude en date sur ce sujet affirme que le risque de dépression est quatre fois plus élevé chez les fumeurs que chez ceux qui n'ont jamais fumé (3). Cette relation est d'autant plus forte que la durée du tabagisme est élevée et que le nombre de cigarettes fumées par jour est important.
Selon les auteurs, l'absence d'autre explication serait en faveur d'une influence causale directe du tabagisme sur la dépression.

En pratique

La présence d'une dépression rend encore plus difficile l'arrêt du tabac. Il est donc indispensable de dépister cette affection et d'en tenir compte dans l'élaboration du programme d'arrêt, lequel doit être personnalisé. L'aide d'un médecin ou d'un tabacologue semble essentielle, afin d'offrir les meilleures chances d'un succès durable.
Par ailleurs, lors d'un sevrage initié en l'absence de dépression, il convient d'être attentif à tout symptôme de dépression.
En effet, si l'humeur dépressive fait partie des troubles ressentis lors de l'arrêt (au même titre que l'insomnie, l'irritabilité, l'anxiété, les difficultés de concentration, l'augmentation de l'appétit et la diminution du rythme cardiaque), celle-ci disparaît normalement rapidement. En revanche, si elle persiste (durant le deuxième mois, le plus souvent), elle doit être considérée, non pas comme un symptôme de manque, mais comme une réelle dépression et traitée comme telle.

# Posté le mardi 07 mars 2006 12:12