Les Dates - Clés de la Phytothérapie

. 3000 avant J-C
Des tablettes d'argile recensent jusqu'à 250 espèces de plantes.
. 1500 avant J-C
Les papyrus Ebers des civilisations pharaoniques citent plusieurs centaines de plantes médicinales.
. 400 avant J-C
Hippocrate, le célèbre médecin grec, écrit le "Corpus Hippocratum", qui traite d'environ 250 "simples" (nom historique des plantes médicinales).
. 1er siècle
Dioscoride, autre médecin grec, rédige le fameux "De Materia Medica", présentant 600 plantes, qui restera durant des siècles l'ouvrage de référence.
. XV ème siècle
Christophe Colomb et Vasco de Gama rapportent de leurs expéditions des plantes médicinales, "Les Plantes de la Découverte".
. XVI ème siècle
Paracelse définit la notion de principe actif. Des recherches se font pour expliquer l'activité thérapeutique des plantes et aboutissent à la "Théorie des Signatures".
. 1986
Le Ministère de la Santé Français propose une réglementation des A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché) pour les spécialités pharmaceutiques à base de plantes.
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# Posté le samedi 30 septembre 2006 12:22

PRISE DE POIDS : LES HORMONES SONT-ELLES EN CAUSE ?

PRISE DE POIDS : LES HORMONES SONT-ELLES EN CAUSE ?
Pourquoi, comment et quand les hormones ovariennes influencent-elles le poids ?

Le Dr David Elia, gynécologue et auteur du livre « Et si c'était les hormones ? Etre mince à tous les âges », nous dresse un panorama de l'action des hormones sexuelles.

Deux hormones sexuelles : estrogène et progestérone

Les hormones ovariennes influencent la vie de la femme à partir de la puberté jusqu'à la fin de sa vie. Il s'agit des estrogènes et de la progestérone.

Les estrogènes sont fabriqués entre la puberté et la ménopause, du début du cycle jusqu'à la fin du cycle. La progestérone, elle, est fabriquée de l'ovulation jusqu'à la fin du cycle. Ainsi, s'il n'y a pas d'ovulation, il n'y a pas de progestérone.

Les estrogènes fabriquent de la graisse


Les estrogènes sont les hormones de la féminité. Ils agissent partout dans le corps et présentent de multiples propriétés (glandes mammaires, muqueuse utérine, protection osseuse, peau, etc.).

Concernant le poids, les estrogènes ont une double action. Ils interviennent dans la fabrication de la graisse et contribuent à la rétention d'eau. Par ces deux mécanismes, ils peuvent induire une prise de poids lorsqu'ils sont sécrétés en trop grande quantité par les ovaires ou lorsqu'ils ne sont pas contrebalancés par la progestérone.

Soulignons que la graisse est un tissu fondamental pour le corps féminin, il représente 25% du poids du corps. Cette graisse est une réserve d'énergie (1 kilo de graisse, c'est 9.000 calories) nécessaire à la mission primaire du corps féminin, au regard de l'espèce, qui est de faire des bébés et les nourrir.

La graisse est donc essentielle pour la reproduction et ce sont les hormones estrogènes, entre autres, qui ont pour mission d'en stimuler la fabrication. Et cette graisse est stockée dans les cuisses et les fesses.

On le constate très bien à la puberté, moment où les ovaires commencent à synthétiser les hormones estrogènes : le corps de fillette se transforme en corps de femme, c'est-à-dire que de la graisse commence à s'accumuler dans le bas du corps.

De la puberté à la ménopause

L'étape suivante est celle de la contraception. Si le dosage de la pilule contenant de la progestérone et des estrogènes est trop fort, on assiste à une prise de poids. Pour limiter cet inconvénient, on oriente aujourd'hui les femmes qui prennent du poids vers une pilule faiblement dosée en estrogènes.

Ensuite, on retrouve ces fameuses hormones estrogènes au moment de la grossesse, lesquelles sont fabriquées en quantité astronomique par les ovaires en début de grossesse, puis par le placenta vers le 3ème mois de grossesse.

Ces hormones vont jouer leur rôle, c'est-à-dire accumuler des kilos de graisse pour pouvoir «payer» la grossesse, laquelle coûte 80.000 calories.

Cette graisse est surtout utilisée au cours du 3ème trimestre, lorsque le bébé grossit le plus. L'énergie est donc en principe stockée avant, soit durant les premiers mois de grossesse.

L'allaitement aussi coûte cher en énergie. D'ailleurs, l'allaitement de longue durée est le seul moyen que l'on ait trouvé pour faire fondre la graisse, qu'on appelle aussi la cellulite. Il est clair que les femmes ne vont pas allaiter deux ans par exemple, juste pour perdre du poids, mais je précise cela pour montrer à quoi sert cette graisse et expliquer qu'en dehors de cela, elle est indélogeable ou alors chirurgicalement.

Quoi qu'il en soit, avec la fluctuation des hormones (estrogènes obligent !), les femmes finissent par accumuler mois après mois un petit peu d'eau et un petit peu de graisse, et donc par prendre du poids.

Ensuite, on arrive à la péri-ménopause (période de 3 à 5 ans avant la ménopause) où là, les hormones estrogènes sont fabriquées très irrégulièrement. Les femmes vont alors subir les aléas de l'insuffisance d'estrogènes avec les bouffées de chaleur ou ceux de l'excès d'estrogènes se traduisant par une rétention d'eau et des graisses en surplus.

Et enfin, la ménopause. En l'absence de traitement hormonal substitutif de la ménopause, les hormones estrogènes n'ayant plus d'action sur la fabrication de la graisse, le corps se transforme et se masculinise. La graisse qui était dans le bas du corps diminue (cuisses plus fines, moins de fesses et seins plus petits), tandis qu'elle augmente plus haut, notamment au niveau du ventre.

Prise de poids : la clé hormonale

Voilà donc un panorama de l'action des hormones estrogènes sur le corps féminin. Toutefois, cela ne se passe pas toujours ainsi. La dépense physique peut modifier les choses, tout comme le régime alimentaire. La génétique joue également un rôle important (obésité familiale, etc.).

Il existe donc pour résoudre les problèmes de poids, une clé alimentaire, une clé énergétique (énergie dépensée), sportive, génétique, etc., mais ces données sont déjà bien connues. En revanche, personne ne s'est encore vraiment penché sur la clé hormonale.

Pourquoi ? Parce que les nutritionnistes ne s'occupent que d'assiette, les médecins du sport que du sport et les gynéco, en général, ne se préoccupent pas de trouver des solutions concrètes au surpoids de leur patiente qu'ils dirigent le plus souvent vers leurs collègues nutritionnistes.

Il y a donc une impasse pour les femmes. Or, on peut fort efficacement gérer -à chaque étape de la vie- le versant hormonal de la prise poids, par exemple à l'aide de traitements qui doivent être soigneusement choisis. Il existe un arsenal thérapeutique hormonal très varié à proposer lorsque l'implication des hormones est indiscutable dans la prise de poids.

Les femmes doivent savoir que ce type de stratégies existe car la connaissance précise par le médecin des phénomènes hormonaux en jeu aboutira souvent à des résultats appréciables.

18/05/2006
Dr David Elia
# Posté le dimanche 17 septembre 2006 12:06

UNE VERITE QUI DERANGE !!!

UNE VERITE QUI DERANGE !!!
''Le 1er film catastrophe dont les responsables et les victimes sont dans la salle''


Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire – un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières.

Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables ; nous seuls pouvons encore l'éviter.

Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose, Une vérité qui dérange a choisi d'illustrer et relayer l'action et le combat passionné d'un homme, l'ancien Vice-président Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise.

Une vérité qui dérange est un documentaire passionnant qui promet de susciter un large débat, voire d'infléchir notre conception de l'environnement. À travers la présentation de données scientifiques argumentées sur le réchauffement climatique se dévoilent le parcours personnel de l'ancien Vice-président des États-Unis Al Gore et son long combat en vue de réduire l'effet de serre.

Al Gore livre un ensemble d'informations avérées sur le réchauffement de la planète et la montée exponentielle des températures, déjà responsable de dramatiques bouleversements climatiques : fonte des glaces, périodes de sécheresse prolongées, montée du niveau des mers... Parallèlement à un argumentaire solide, présenté de façon attrayante, des séquences plus intimistes nous révèlent le combat passionné de Gore et sa dimension humanitaire.
# Posté le jeudi 14 septembre 2006 09:21
Modifié le samedi 26 mai 2007 09:11

ARRÊT DU TABAC : COMMENT PREVENIR LA PRISE DE POIDS ?

ARRÊT DU TABAC : COMMENT PREVENIR LA PRISE DE POIDS ?
Fumer fait perdre du poids et la prise pondérale qui suit l'arrêt n'est en général qu'un rattrapage, qui n'est d'ailleurs pas inéluctable... Comment prévenir ?

Le fumeur est en sous-poids et veut généralement le conserver lorsqu'il décide de cesser de fumer.
La prise de poids à l'arrêt du tabagisme est en moyenne de 2,8 chez les hommes et de 3,8 kg chez les femmes. Toutefois, nombre d'ex-fumeurs prennent davantage, et inversement, nombre d'ex-fumeurs n'en prennent pas, voire en perdent.

Choix alimentaires particuliers des fumeurs
L'alimentation du fumeur est différente d'un non-fumeur. Et les choix alimentaires du fumeur augmentent l'effet délétère des composants de la fumée sur les risques de maladies cardiovasculaires et de cancers...

Les fumeurs consomment davantage de calories que les autres (+4,9%), de lipides saturés (+8,9%), de cholestérol (+10,8%) et d'alcool (+77,5%). En revanche, ils consomment moins de lipides polyinsaturés, type oméga-3, lesquels sont bénéfiques pour la santé (-6,5%), de fibres (-12,4%), de vitamine C (-16,5%), de vitamine E (-10,8%) et de bêta-carotène (-11,8%)

La nicotine a des répercussions hormonales favorisant la protéogenèse. Autrement dit, la masse musculaire des fumeurs est plus importante et ils manifestent un besoin accru en protéines. Le fumeur a donc un appétit spécifique pour les protéines. Si la viande est la source principale de protéines de bonne qualité, elle apporte également quantité de lipides saturés. De plus, souffrant d'une perte du goût et de l'odorat, le fumeur les mange bien en sauce et y ajoute du sel pour favoriser la sortie des arômes. Un fumeur consomme deux fois plus de sel qu'un non-fumeur !

Egalement à mettre sur le compte de la diminution de sa sensibilité olfacto-gustative, le fumeur mange peu de légumes et de fruits, qu'il trouve sans goût, sans saveur.
Son régime spontané est donc riche en graisses saturées et en sel, et pauvre en fibres et en micronutriments. Celui-ci explique en grande partie la prévalence des maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Le fumeur est également un sur-consommateur d'alcool, en partie à l'origine d'une augmentation des prises énergétiques.
Et enfin, le fumeur consomme plus de café et de thé, qu'il sucre davantage que les autres. En fait, il élimine deux fois plus vite la caféine.

La stratégie
A l'arrêt du tabac, la diminution des dépenses énergétiques est estimée à 200 calories par jour chez un sujet modérément actif. Quant à l'augmentation de la prise alimentaire, elle se situe autour des 300 calories. C'est donc contre un excédant quotidien de 500 calories que le candidat à l'arrêt va devoir lutter.

Mais ce calcul théorique doit impérativement être adapté à chaque cas.
La prise énergétique spontanée au cours des deux premières semaines d'abstinence donne une bonne indication sur le gain de poids total prévisible. Il n'est donc pas utile d'imposer systématiquement un régime alimentaire restrictif et une activité sportive à tous les abstinents, qui souffrent déjà du sevrage. Laissons tranquilles ceux qui ne sont pas à risque.

A côté des régimes et de l'activité sportive, les substituts nicotiniques apportent une aide précieuse, particulièrement les gommes à mâcher. Leur usage est reconnu pour diminuer la prise pondérale.
Mais les habitudes alimentaires sont tenaces : il faut environ 5 ans pour qu'après l'arrêt du tabagisme, les choix et consommations se normalisent.

Toutes ces données montrent bien l'intérêt de se faire aider par un tabacologue ou un médecin généraliste formé au sevrage tabagique. Le sevrage est une aventure particulièrement difficile et chaque cas est différent.

Des produits naturels pour vous aider à arrêter de fumer.
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# Posté le mercredi 13 septembre 2006 02:43

J'ai une boule dans mon sein : kyste, fibrome ou autre tumeur bénigne ?

J'ai une boule dans mon sein : kyste, fibrome ou autre tumeur bénigne ?
Boule, kyste, fibrome, mastose, cancer... Les seins sont une partie du corps qui inquiète souvent les femmes. Quand s'alarmer, quand consulter, quels sont les examens à réaliser ? Explications et conseils du Dr David Elia*.

Quelles sont les différentes sortes de boules bénignes ?
Dr David Elia : On différencie la mastose, le fibrome (l'adénofibrome), le kyste, le lipome et le cancer du sein.....

La mastose

Rappelons que les seins sont des glandes mammaires dont la fonction est d'allaiter un bébé. Sous l'influence hormonale (par exemple variation du cycle, grossesse, pilule ou traitement hormonal de la ménopause trop dosés en estrogènes...), des sortes de boules ou plutôt des indurations peuvent se former dans les glandes mammaires. Elles se situent le plus souvent sur le côté, là où la glande est la plus riche, et font parfois mal. La mastose correspond donc à un emballement de l'activité de la glande mammaire. Elle disparaît dès que les sollicitations hormonales cessent.
Les mastoses sont très fréquentes et inquiètent beaucoup les femmes, lesquelles consultent souvent pour ce motif. Il faut savoir que la mastose n'a aucune traduction radiologique, on ne voit rien sur la radio ou à l'échographie.

Le fibrome (adénofibrome)

Ce sont des tumeurs bénignes très fréquentes qui touchent plus souvent les jeunes filles vers 15-20 ans. Mais un fibrome peut aussi survenir à 35-40 ans.
Ils ont la forme d'une boule très régulière de 1 ou 2 cm, comme une sorte de dragée dans le sein, et sont complètement indolores. La mammographie ou l'échographie permettent un diagnostic rapide du fibrome.
Ce sont des tumeurs bénignes. Comme elles ne dégénèrent jamais, on ne fait rien, on les laisse le plus souvent en place. Par contre, lorsqu'un fibrome apparaît après 35 ans, on l'enlève par mesure de précaution car il existe des cancers qui ressemblent à des fibromes. Dans l'immense majorité des cas, l'intervention confirme qu'il s'agissait effectivement d'un fibrome.

Le kyste

Le kyste est une boule pleine de liquide (à l'inverse du fibrome qui est plein de fibres) d'1 à 1,5 cm ou plus (!). Cette boule apparaît souvent très rapidement. Lorsque le liquide fait pression, elle fait mal. Les kystes ne sont pas des cancers et ne dégénèrent jamais en cancer.
Le diagnostic d'un kyste se confirme par la mammographie et surtout l'échographie.
Lorsque les kystes font mal ou sont gros, on peut les vider en ponctionnant le liquide avec une aiguille.
Il faut savoir que les seins produisent souvent des kystes, c'est presque physiologique, qu'il est généralement inutile de ponctionner.

Le lipome et le ganglion

Le lipome est une boule de graisse bénigne, plutôt rare. Il se détecte à la mammographie et à l'échographie et est généralement laissé en place.
Quant au ganglion intra-mammaire qui se promène dans le sein, il est, là encore, généralement bénin et n'est pas ponctionné.

Le cancer du sein

Seul le cancer du sein est une tumeur maligne. Malheureusement, il n'y a pas vraiment de symptôme, excepté parfois la présence d'une boule. C'est pourquoi, même si les boules sont le plus souvent bénignes, mieux vaut consulter pour être sûr qu'il ne s'agit pas d'un cancer du sein.


En conclusion, quand on trouve une boule dans son sein, on a 90% de chance que ce soit bénin- surtout avant 50 ans, ça ne veut pas dire pour autant qu'il ne faut rien faire ! Il faut aller voir le médecin qui, après un examen, prescrit généralement une mammographie ou une échographie.
Et soyons rationnelles, la douleur n'est pas un signe péjoratif de cancer du sein, elle est au contraire plutôt rassurante. Il est toutefois indispensable de consulter pour s'en assurer.

* Le Dr David Elia est gynécologue, rédacteur en chef du magazine GENESIS, leader de la presse gynécologique ; il publie régulièrement dans les revues scientifiques et est l'auteur de plus de 35 livres grand public. Il a également créé un site internet à destination des femmes : www.docteurdavidelia.com.
Et enfin, le Dr David Elia est membre du comité scientifique d'e-sante.
# Posté le vendredi 25 août 2006 13:28