Syndrome de l'intestin irritable: généralités

 Syndrome de l'intestin irritable: généralités
En avril 2003, l'Association des maladies gastro-intestinales fonctionnelles(AMGIF) déclarait : “Le syndrome de l'intestin irritable (SII) est l'une des maladies les moins bien comprises... ; On ne connaît pas la cause du SII, qui pour l'instant est incurable”. Pourtant, cette affection concerne 15 à 20 % de la population, elle représente plus d'un tiers des consultations, certaines statistiques ont évalué que les personnes concernées consultent environ six fois par an et qu'en moyenne cela occasionne quatorze jours d'arrêt de travail par an. On dépasse donc facilement les 1000 ¤ de coût de traitement par an et par personne, soit 10 à 20 milliards de dépenses annuelles.

Le syndrome de l'intestin irritable (SII), anciennement nommé syndrome du côlon irritable, n'est pas considéré comme une maladie proprement dite mais comme un trouble fonctionnel.
Nous en sommes aujourd'hui à la 3e définition selon les critères internationaux appelés ROME. Les critères diagnostic appelés ROME III sont : douleurs abdominales récidivantes au moins trois jours par mois pendant au moins les trois derniers mois, ces douleurs étant soulagées par la défécation et s'accompagnant d'une modification du rythme des selles et de leur consistance.
De nombreux autres symptômes peuvent accompagner les signes digestifs : maux de tête, fatigue, irritabilité, symptômes urinaires ou règles difficiles, dépression...
L'examen clinique traditionnel palpation, percussion, auscultation est sensiblement normal. L'abdomen peut être ballonné et plus ou moins sensible à la palpation. Cet examen a surtout pour objectif d'éliminer une cause qui orienterait vers un diagnostic différent : hernie, appendicite, tumeur, atteinte vasculaire, cholécystite (inflammation de la vésicule biliaire)...

Une des maladies les moins bien comprises

À l'instar de la fibromyalgie ou du syndrome de fatigue chronique, les personnes ne répondant pas à l'ensemble des critères et chez lesquelles on ne peut pas mettre en évidence de maladie intestinale sont orphelines de diagnostic. Qu'elles se rassurent, la stratégie thérapeutique demeure valable. Ces critères diagnostic permettent surtout d'établir des protocoles de recherche dans une population dite homogène, ils ne doivent pas décourager le médecin traitant et le patient.
Dans ce syndrome, on dit que l'intestin est hypersensible, puisque le passage du bol alimentaire (donc la distension des parois de l'intestin) entraîne des sensations douloureuses et des malaises. En fait, l'intestin n'est pas le seul à être hypersensible, on retrouve ce syndrome chez plus de 60 % des personnes souffrant de fibromyalgie contre seulement 14 à 25 % dans la population générale. Cette statistique dans la population générale correspond à l'estimation habituelle des personnes présentant un terrain spasmophile ou hypersensible (pour ceux qui sont allergiques au mot spasmophile).
Chez certaines personnes, le syndrome de l'intestin irritable ne cause que de légers ennuis tandis qu'il est beaucoup plus sérieux pour d'autres. Les symptômes peuvent apparaître chaque jour, pendant une semaine ou un mois, puis disparaître, ou encore persister toute la vie. On estime qu'un enfant d'âge scolaire sur neuf a une période de symptômes semblables à ceux du syndrome de l'intestin irritable chaque trimestre. Il ferait l'objet de 30 % à 50 % des consultations en gastroentérologie.

Les hypothèses physiologiques

Quels que soient la maladie ou le syndrome envisagés, les douleurs abdominales apparaissent à partir de quatre mécanismes :

Mécanique : la distension d'un organe creux détermine une douleur. Il s'agit en général de douleur appelée colique à type de spasme, la douleur augmente progressivement et évolue par crise. Toute la tuyauterie située dans cette région peut occasionner ces douleurs : ½sophage, estomac, duodénum, intestin grêle, colon, canal cholédoque qui conduit la bile du foie vers l'intestin, la vésicule biliaire, le canal de Wirsung qui conduit les secrétions du pancréas vers l'intestin, l'uretère qui conduit l'urine du rein à la vessie, la vessie, l'utérus et les trompes utérines. Lorsque l'on gonfle un ballonnet dans le gros intestin, on note des réactions cérébrales très différentes chez les personnes souffrant d'intestin irritable.

Inflammatoire : l'inflammation d'un ou plusieurs éléments contenus dans l'abdomen entraîne la libération de molécules à l'origine de douleurs en raison de leur action sur le système nerveux local. L'inflammation est une réaction immunitaire du corps confronté à une agression : pénétration de molécules étrangères ou considérées comme telles, destruction de tissus. Une origine immunitaire-inflammatoire. De petites lésions inflammatoires au niveau de l'intestin seraient à l'origine de troubles de la motricité, de la sensibilité et d'une mauvaise tolérance alimentaire.

Ischémique : l'obstruction d'une artère par un caillot provoque l'arrêt de la perfusion par le sang d'une zone tissulaire occasionnant une douleur aiguë. Cette obstruction peut être partielle ou complète entraînant des douleurs intermittentes ou provisoires. Comme le c½ur, les muscles de la paroi intestinale ont besoin d'oxygène pour fonctionner, il arrive que des personnes âgées développent une artérite digestive provoquant des douleurs en période de digestion. Si on évoque une origine ischémique aux douleurs présentées par le patient, il ne s'agit plus d'un syndrome de l'intestin irritable.

Neurologique : Il n'existe pas de douleurs sans système nerveux. Ce système intervient donc systématiquement dans la douleur. Toute altération du système nerveux sensitif depuis les petites ramifications au niveau des tissus jusqu'aux structures complexes du cerveau peut être à l'origine de douleurs. L'innervation de l'intestin est extrêmement développée. Ce système neurologique est autant sensible à la distension abdominale, qu'aux hormones fabriquées par l'intestin, qu'aux cytokines (molécules produites par le système immunitaire).

Un trouble psychologique : dès que l'on aborde une situation difficile à traiter par le corps médical, on entend souvent la réponse : “c'est dans la tête”. Une étude anglaise publiée en 2003 chez des personnes souffrant de SII sévère démontrait que la psychothérapie seule (huit séances) ou la prise de paroxétine seule (antidépresseurs initialement commercialisés sous le nom de DEROXAT®) étaient plus efficaces et plus économiques que les traitements conventionnels antispasmodiques.
De nombreux travaux ont démontré l'efficacité de l'hypnose souvent supérieure a beaucoup de traitements pour la prise en charge de cette affection.
Dans la pratique, ces différentes causes se mélangent, ce qui complique le travail diagnostic et thérapeutique.
L'aspect hormonal est peu évoqué. Pourtant, puisque cette affection se situe dans le cadre de l'hypersensibilité, cette hypothèse devrait être envisagée. Chez la femme, les symptômes s'accentuent souvent aux environs des règles.
En dehors des douleurs qui le caractérisent, il s'y associe une modification du transit intestinal et une sensation de ballonnement. Certains attribuent la modification du transit à des phases de contraction et de relâchement des muscles intestinaux qui sont soit plus rapides, donnant lieu à des épisodes de diarrhées, soit plus lents et c'est la constipation. En fait, des contractions trop importantes peuvent provoquer une constipation et un relâchement être à l'origine de diarrhée. Ou bien une constipation traînante déclenchera des diarrhées plus ou moins continues des perturbations provoquées par cette constipation au niveau du côlon.

Complications

Le syndrome de l'intestin irritable ne cause pas de maladies inflammatoires graves de l'intestin comme la rectolite hémorragique et la maladie de Crohn et n'augmente pas le risque de cancer colorectal. Il peut gêner sérieusement les activités professionnelles et sociales, et appauvrir la qualité de vie. La diarrhée et la constipation peuvent provoquer ou aggraver les symptômes des hémorroïdes. À travers les modifications sociales et de comportement, il peut déboucher sur des dépressions et des troubles phobiques parfois graves.

Personnes à risque

Comme pour toutes les affections liées à l'hypersensibilité, les femmes sont deux à trois fois plus nombreuses à être atteintes du syndrome de l'intestin irritable que les hommes. Cette prédominance est attribuée aux variations hormonales. En occident, ce problème touche principalement la femme, mais en Afrique, les hommes sont atteints en fréquence égale, alors qu'en Inde la majorité des consultants sont de sexe masculin.

Dr Ph. Tournesac






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# Posté le mercredi 24 septembre 2008 03:38

LES NOUVELLES FATIGUES




''Où sont passées les bonnes vieilles fatigues d'antan ?
Quand on avait "bûcheronné" dur toute la journée dans la forêt,
ou tiré sur les filets sur la mer démontée,
ou porté sur ses épaules les lourds sacs de blé.
Où sont passées les bonnes vieilles fatigues d'antan ?
On rentrait le soir dans sa chaumière, épuisé,
après avoir absorbé un maigre brouet,
on s'étalait sur sa couche de tout son long pour ronfler.
Où sont passées les bonnes vieilles fatigues d'antan ?"


C'étaient des fatigues claires, nettes, précises, dont il était facile de déterminer la nature et la causalité. Mais les fatigues d'aujourd'hui – elles sont devenues le sujet n°1 des plaintes dans tous les cabinets thérapeutiques –, quelle complexité ! Rien à voir entre la fatigue de l'ouvrier du bâtiment qui travaille 12h par jour, corvéable à merci, mangeant mal, dormant mal dans des foyers de banlieues insalubres, et la fatigue de ce jeune cadre informaticien assis toute la journée, seul devant son écran d'ordinateur pour démêler les bugs informatiques; rien à voir entre la fatigue de cette femme qui vient de prendre sa retraite et se retrouve en tête à tête tous les jours face à un mari acariâtre qui s'ennuie, et la fatigue de cette mère célibataire qui se débat seule entre son travail, l'éducation de ses enfants, les tâches ménagères et ses amants de passage ; rien à voir entre la fatigue de cette jeune femme spasmophile depuis l'adolescence, puis diagnostiquée fibromyalgique avec des douleurs partout et une immense fatigue chronique qui lui empêche toute activité, et la fatigue de ce jeune homme dépressif depuis de longues années et qui se traîne de médecin en médecin avec pour unique consolation sa dose d'antidépresseurs... Ces fatigues nouvelles, omniprésentes et multiformes, sont devenues la “bête noire” des thérapeutes qu'ils soient médecins ou “psys” et les moyens de combat, centrés autour des antidépresseurs, des psychodynamisants, des somnifères et des compléments alimentaires, quand il ne s'agit pas des excitants ordinaires (café et cigarettes) ou illicites (les amphétamines et ses dérivés), apparaissent bien dérisoires face à la “bête” qui, comme une hydre de la modernité, étend inexorablement ses tentacules, surtout sur la grande ville.

Alors que faire ? D'abord, ne rien faire. Juste prendre le temps de la réflexion, face à ce monstre qui nous dévisage de ses yeux mornes et plombés. Pour cela, nous commençons à être armés dans ce journal, grâce aux outils intégratifs dont nous disposons et dont je vous parle déjà régulièrement depuis longtemps. Il y a, en particulier, ces fameux schémas intégrateurs, capables de faire la lumière par en dessous, pour unifier l'apparente complexité des phénomènes en les structurant. Je veux parler en premier, du schéma des sept dimensions principales de tout être humain (physique, émotionnelle, mentale, sociale, énergétique, spirituelle et de pleine conscience). Ensuite, il y a les quatre quadrants de Ken Wilber dont je parle dans ce numéro (cf. p 46), dont l'intérêt est de relier l'aspect individuel de toute chose avec l'aspect collectif, social et culturel, et cela dans une perspective évolutive. Alors, appliquons ces outils pour tenter de comprendre nos nouvelles fatigues, un peu comme si nous voulions d'abord “apprivoiser la bête” à la lumière de sa compréhension, sans bien sûr prétendre à l'exhaustivité, ni aux certitudes, tellement le sujet est complexe.
Première remarque : les vieilles fatigues d'antan n'ont pas disparu. Elles se sont transmuées en ces terribles fatigues dont souffrent encore les 2/3 de l'humanité, dans ce qu'on appelle la grande pauvreté, c'est-à- dire des êtres humains vivant dans des sociétés non technicisées, basées sur des rapports de force violents, où le peuple, sans aucun droit, corvéable à merci, sert les intérêts des castes nanties au pouvoir. Il s'agit là, de la fatigue du corps physique surmené, aggravée par les mauvaises conditions alimentaires et d'habitation, si bien que ce corps affaibli, usé prématurément, succombe aux épidémies, avec une espérance de vie limitée. Cette fatigue est malheureusement présente aussi dans nos sociétés d'abondance, il suffit de prendre le RER parisien, au petit matin, pour le comprendre et c'est un des grands scandales de l'humanité à l'aube de ce XXIe siècle. Tant que celle-ci n'aura pas éradiqué cette grande fatigue millénaire, due à l'exploitation de l'homme par l'homme, dans des systèmes sociaux obsolètes, l'humanité ne pourra pas vraiment se dire humaine, au sens de ce qui pourrait faire sa grandeur.

Passons aux nouvelles fatigues, celles que nous rencontrons si souvent dans l'antre de nos cabinets thérapeutiques. Alors que les fatigues physiques de l'ancien temps étaient des fatigues du manque (manque de technologie, manque de nourriture, manque de sommeil, etc.), les fatigues nouvelles sont des fatigues du “trop plein”, on pourrait dire de “l'obésité”, au sens physique et symbolique du terme. Trop plein de nourritures et de technologies, si bien que le corps physique, gavé, s'affaiblit à force d'inactivité ; trop plein des émotions dues principalement au contexte stressant de la vie urbaine et surtout trop plein du mental par la surinformation généralisée qui tourne à l'informe, relayée par les dramatisations émotionnelles. Les trois corps principaux composant notre individualité (physique – émotionnel – mental) sont “obèses” et nous n'en pouvons plus de les traîner sur les trottoirs gris de la grande ville, le portable en permanence à l'oreille – merci David Servan-Schreiber, études scientifiques à l'appui, d'avoir enfin réussi à susciter un débat public en France sur les dangers de cet engin, quand il est utilisé n'importe quand, n'importe comment, et dont les ondes maléfiques sont sûrement un facteur de plus, à mettre au compte de nos fatigues saturées d'informations et de technologies!

Mais il y a d'autres raisons à cette pandémie de fatigues. Continuons notre revue des différentes dimensions de l'être humain et passons à la dimension sociale, c'est-à-dire le contexte familial, professionnel et les relations avec ses semblables. Quelle crise ! Et comme c'est fatigant de vivre une période de crise qui n'en finit pas ! En premier chef, est pointé du doigt l'hyperindividualisme d'un système social basé sur la consommation à outrance de chacun, pour les marges de profits de quelques-uns, au prix d'un émiettement social jamais égalé. Alors s'élève l'antienne des grandes solitudes désespérantes jusqu'à l'épuisement, car l'échange solidaire entre les êtres humains – le principal antidote de la fatigue – a disparu. Cet émiettement individuel de la société de consommation dont le seul objectif est le plaisir égotique, éphémère, entraîne aussi cette course fatigante et addictive du “toujours plus” : “travailler plus, pour gagner plus pour consommer plus, pour courir plus...” : belle perspective sociale, épuisante nerveusement, mais surtout si pauvre de sens ! Il n'y a pas plus fatigant qu'une vie dénuée de sens ! Je vois souvent arriver dans mon cabinet ces jeunes cadres trentenaires, à la vie lisse et sans trauma, mais il y a dans leurs yeux une espèce de lassitude quand ils me parlent de leur vie, une fatigue de l'absence de sens profond que leur propose ce système, avec pour seul antidote les sempiternels antidépresseurs.
Quant à la dimension spirituelle, n'en parlons pas, elle est pour ainsi dire inexistante, c'est une coquille vide, après la désaffection justifiée des vieilles religions de l'ancien temps, trop compromises avec les pouvoirs temporels, après la mort de Dieu proférée par Nietzsche, accentuée par Marx puis par Freud et repris à l'unisson par la modernité laïque, matérialiste et scientifique. Mais, la religion et plus généralement la spiritualité, faisaient du bien à l'être humain. Je pense qu'elle avait un rôle antifatigue meilleur que n'importe quel antidépresseur, donnant à l'âme humaine une sorte de nourriture né-cessaire à son équilibre. Il n'y a qu'à se promener en Inde, dans les campagnes, pour comprendre cela. Comment se fait-il que des êtres humains, vivant dans des conditions de vie si difficiles, avec tant de raisons d'être fatigués, ont le visage si beau, le regard si clair et si vif et la joie au plus profond d'eux-mêmes ? Certes, il y a les liens de solidarité du système social traditionnel, mais il y a aussi, pour sûr, le ressourcement quotidien de cette reliance à l'Absolu, qu'on l'appelle Dieu, l'Énergie, la Vacuité Lumineuse, le Soi ou tout autre mot.

La compréhension de ses multiples facettes a-t-elle réussi à amadouer la “Fatigue” ? Peut-être... Elle semble nous remercier d'avoir pris un temps d'arrêt pour essayer de la comprendre. Elle ne supporte plus cette inconscience humaine, affolée et combative, qui, avec ses dérisoires armes (médicaments et autres drogues), voudrait l'éradiquer. Alors, elle renaît sans cesse de ses cendres, en prenant de nouvelles formes comme la fibromyalgie et la fatigue chronique. Mais la compréhension, même si elle est multidimentionnelle, ne suffit pas. Il faut faire quelque chose, avec l'intention d'agir avec douceur, de manière globale et intégrative.
Parcourons de nouveau les six di-mensions principales de notre individualité, mais cette fois dans une perspective pragmatique à visée thérapeutique, en sachant bien sûr qu'il est impossible d'être exhaustif.
Le corps physique fatigué, obèse, suralimenté, immobile et inactif devant ses mirages virtuels, il faut le vider : le vider de ses toxines, de ses déchets, de ses stases, de ses graisses et de ses sucres, le vider en le faisant bouger énergiquement. Quel est le conseil de simple bon sens que je donne si souvent aux fatigués ?
« Faites du sport ! Un sport que vous aimez bien sûr, car le plaisir est aussi un antidote important de la fatigue. Et si vous n'aimez pas le sport, marchez, marchez au moins une heure par jour, d'un rythme soutenu et en pleine conscience ! » Quand se surajoutent dans ce pauvre corps, les tensions émotionnelles et mentales, soit du stress quotidien, soit d'un passé traumatique lointain, je conseille la “catharsis” quotidienne psychocorporelle, c'est-à-dire des méthodes psychothérapeutiques basées sur les travaux de Wilhem Reich, qui sollicitent fortement le corps pour exprimer toutes les émotions refoulées et retenues sous forme de tensions. Encore une fois, le maître mot c'est “vider”. On pourrait comparer ce vidage quotidien antifatigue, à un passage obligé par les “WC psychocorporels émotionnels” (physique – émotionnel – mental). Mais, comme “la nature a horreur du vide”, il faut ensuite, dans une 2e phase, remplir ce vide par quelque chose de positif, afin de régénérer ces trois corps fatigués. Pour le corps physique, il faut soigner son hygiène de vie par l'activité physique quotidienne et surtout par une alimentation saine basée sur l'équilibre et la frugalité. Pour les corps émotionnel et mental : les nourrir par les relaxations, les visualisations positives, les croyances porteuses, et par des techniques comme le qi gong, le yoga et la méditation de la pleine conscience. Dans le qi gong – nous sommes dans la dimension énergétique – il s'agit d'offrir au corps une relaxation de-bout, toujours nourrissante (comme toute autre forme de relaxation), mais en se branchant par la conscience sur le corps énergétique (le double du corps physique), afin de le relier aux énergies essentielles de la Terre et du Ciel et de conscientiser l'alchimie de cette union dans les principaux centres énergétiques, situés dans le ventre, le c½ur et la tête (qu'on les appelle les chakras ou de tout autre nom). Dans le yoga, très puissant aussi pour défatiguer, c'est un travail énergétique sur des postures dynamisantes accompagnées de la respiration consciente.

Au sujet de la dimension spirituelle de la fatigue, il me semble intéressant de parler succintement de la méditation par la pleine conscience. Il s'agit de proposer à ceux qui sont intéressés, une technique simple, capable de remédier au grand vide actuel de la dimension spirituelle, et cela dans un contexte laïque, c'est-à-dire débarassé des oripeaux des traditions religieuses et spirituelles, souvent ésotériques, avec leur cortége de prêtres, de maîtres, de gourous, de lamas etc., pour lesquels beaucoup sont réticents et lassés. Il s'agit de prendre un temps de silence et d'immobilité, chez soi ou tout autre part, pour arrêter la course habituelle des occupations quotidiennes orchestrées par le mental, afin d'ouvrir un espace intérieur de paix, de calme, de détente, accessible à tout le monde. Progressivement, en se servant éventuellement de quelques lectures, il s'agit de cultiver cet espace intérieur, “la pleine conscience”, avec pour support la vigilance à l'instant présent et l'attention à la respiration naturelle. Voir sur www.psychotherapie-integrative.com , les pages consacrées à la pleine conscience, à Jon Kabat-Zinn, Charlotte Jocko-Beck, David Servan-Schreiber, Thierry Janssen, Eckhart Tolle et Krishnamurti, qui sont, pour moi, des guides pour l'émergence de cette nouvelle spiritualité laïque. Je pense qu'il s'agit d'un des meilleurs remèdes pour les grandes fatigues actuelles, quand celles-ci ne sont pas trop graves. Le mental, qui est à l'origine de cette course effrénée, épuisante à la poursuite des innombrables désirs égotiques, est obligé peu à peu, naturellement de se reposer et de lâcher prise dans cet espace intérieur de la conscience, qui ressemble à un grand champ de fleurs, infini, où les “chevaux fous” (c'est comme cela qu'on appelle le mental en Orient) peuvent enfin se reposer et se délasser.

Il reste la dimension sociale, grande pourvoyeuse des fatigues les plus graves. C'est un sujet délicat, car souvent l'individu n'a pas vraiment prise sur les systèmes sociaux, professionnels ou familiaux qui l'emprisonnent (le plus souvent inconciemment). Là, les pratiques tournent, entre autres, autour de techniques pouvant rendre l'individu plus responsable de ses communications et relations avec son entourage, afin de les rendre moins fatigantes. J'utilise principalement l'apprentissage de la communication non violente (CNV), mais aussi des techniques PNL et Gestaltistes. Quant à l'absence de sens de nos sociétés repues, fatiguées, en grand danger de cataclysme climatique, il faut travailler le retour des Valeurs, de la Mission que chacun porte en lui et qui demande de manière urgente l'engagement solidaire ( voir l'interview de Martine Laval dans ce numéro). L'Amour, l'Altruisme, la Compassion et toutes leurs déclinaisons ne sont jamais très loin et sont autant de cures de jouvence par rapport à ces fatigues accumulées, venant de la prédation généralisée de l'être humain en société, érigée en systèmes ...

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# Posté le mercredi 24 septembre 2008 03:32

CURCUMA un nouveau produit d' EUROPHYTO International

CURCUMA  un nouveau produit d' EUROPHYTO International
La grande majorité du Curcuma provient de l'Inde. C'est un des ingrédients des célèbres 'currys' leur donnant une couleur et odeur bien caractéristique. De la même famille que le gingembre, on utilise la racine et le rhizome pour leurs vertus médicinales. La médecine Ayurvédique utilise abondamment cette plante pour ses qualités dans les cas d'arthrite et autres inflammations, de même que pour les problèmes de vision. Au cours des vingt dernières années, l'efficacité du Curcuma dans le traitement des troubles digestifs et hépatiques a été confirmée par les études scientifiques.

Le Curcuma sera utile dans les cas suivants :
Troubles hépatiques
Traitement des blessures (antibactérien)
Parasites intestinaux
Arthrite
Cholestérol
Protection contre le cancer

Bienfaits :
L'élément actif du Curcuma est connu sous le nom de curcumine, cet antioxydant serait plus actif que la vitamine E. Il semble avoir une grande variété d'effets thérapeutiques. Il protège des dommages causés par les radicaux libres par son effet puissamment antioxydant.

Arthrite :
Il réduit les inflammations, il serait même plus efficace que l'hydrocortisone, en réduisant le niveau d'histamine et probablement en augmentant le taux dans le sang de cortisone naturelle produite par les glandes surrénales. Il est aussi puissant que les anti-inflammatoires non stéroïdiens, et ne présente pas les effets secondaires nocifs. Au contraire, il agit comme protecteur hépatique.

Protecteur hépatique :
Il protège également le foie contre un grand nombre d'agents toxiques. Des expériences effectuées sur des animaux confirment l'effet protecteur du Curcuma contre les effets toxiques de certains médicaments ou substances dommageables pour le foie. Les personnes utilisant régulièrement des médicaments, notamment un usage fréquent d'acétaminophène ou autres analgésiques, de même que les personnes qui consomment régulièrement de l'alcool, devraient recourir au Curcuma pour protéger le système hépatique. Le Curcuma peut-être utilisé en complément avec le Chardon Marie.

Système cardio-vasculaire :
Le Curcuma peut aider à abaisser le taux de cholestérol dans le sang et il augmente la fluidité du sang en ralentissant l'agrégation plaquettaire. Cette double action lui confère donc des qualités protectrices du système cardio-vasculaire.

Antibactérien :
Le Curcuma possède des propriétés antibactériennes qui sont notamment utilisées en cuisine pour prévenir la putréfaction de la viande. Pour prévenir une infection, lors de blessure légère ou égratignure, on peut saupoudrer celle-ci de poudre de Curcuma, après l'avoir bien nettoyée.

Parasites intestinaux :
Des tests effectués en laboratoire ont confirmé l'efficacité du Curcuma à combattre les protozoaires, justifiant ainsi son utilisation dans les cas de dysenterie.

Protection contre le cancer :

Le Curcuma fait partie de la liste des 9 aliments à consommer quotidiennement pour réduire de plus de 50% la possibilité d'apparition d'un cancer. Cette liste est recommandée par le DR Richard Béliveau, Directeur du Laboratoire de médecine moléculaire de l'hôpital Sainte-Justine. Un rapport publié dans le Cancer Letters rapporte que le Curcuma inhibe la croissance de lymphomes, tumeurs cancéreuses. Certaines études démontrent qu'il aide à prévenir le développement de tumeurs chez les animaux.

Présentation et Conseils d'utilisation :
Boite de 90 gélules dosées à 230 mg.
4 à 6 gélules par jour avec un grand verre d'eau, 10 min avant les repas.
Composition par gélule de 230 mg :
Curcuma : 154 mg
Extrait de curcuma (à 95% de curcumine) : 66 mg (soit 63 mg de curcumine).
Poivre noir : 10 mg

Précautions d'emploi :
Ne pas dépasser la dose indiquée. Conserver à l'abri de la chaleur et de l'humidité. Ne pas utiliser comme substitut d'un régime alimentaire varié. Tenir hors de portée des enfants. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante et lors d'obstruction des voies biliaires.

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 09:22

DES SITES D' INFORMATIONS A VISITER ...

5 Sites intéressants attendent votre visite sur des thèmes concernant :

LE CHOLESTEROL : www.le-cholesterol.com

L' ARTHROSE : www.l-arthrose.com

LA PROSTATE : www.la-prostate.com

LA MENOPAUSE : www.la-menopause.com

LA SEXUALITE : www.la-sexualite.net

# Posté le samedi 17 mai 2008 03:24

ALLERGIE AUX POLLENS - Guide Pratique

Cliquer sur le lien pour accéder au Guide Pratique des Allergies Polliniques :
Nous vous proposons un remède naturel pour lutter contre ce type d'allergie :
RESPILIBRE - Homogénat d'Oeuf de Caille

L'allergie est la 6 ème maladie mondiale. C'est la pathologie qui connaît la plus forte progression. Près de 15 % de la population mondiale est atteinte, soit environ 600 millions d'individus. Elle concerne près de 2 millions de personnes en France, ce qui représente 12 % de motifs de consultations médicales.
L'asthme et la rhinite allergique représentent 80 % des consultations des allergies et sont la 1 ère cause d'absentéisme scolaire.
Les allergies continuent de se développer de plus en plus rapidement en touchant des populations de plus en plus jeunes qui sont de plus en plus tôt en contact avec la pollution environnante, les pollens, les poils d'animaux, les acariens, les moisissures, les allergies alimentaires ... etc
La population la plus touchée est celle des jeunes entre 18 et 24 ans et 12 % des bébés (moins de 2 ans) sont désormais touchés, y compris en France.

RESPILIBRE permet une amélioration significative, voire une disparition des signes suivants : rhinorrhée, obstruction nasale, éternuements, prurit nasal, prurit oculaire, larmoiement. Avec RESPILIBRE on constate une diminution de l'inflammation de la muqueuse nasale.

Etui de 60 comprimés à laisser fondre sous la langue. Ces comprimés sont dosés à 0.75 mg d'homogénat d'½uf de caille.

# Posté le mardi 08 avril 2008 13:00