Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension

Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension
Journée Nationale de Lutte contre l'hypertension
16 décembre 2008

"Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension" est le thème choisi pour la Journée Nationale de Lutte contre l'hypertension. Ce message fort rappelle que la tension artérielle entre 40 et 60 ans conditionne l'état de son cerveau à 70 ans.

L'hypertension peut provoquer des infarctus du myocarde, des insuffisances rénales, des accidents vasculaires cérébraux, mais aussi des troubles de la mémoire et des démences. Les études scientifiques récentes indiquent que le traitement d'une hypertension artérielle (HTA) est le seul moyen de prévention aujourd'hui reconnu comme efficace pour éviter les risques de démence et de maladie d'Alzheimer.

L'hypertension artérielle, maladie fréquente

L'hypertension artérielle (HTA) est une maladie fréquente à prendre au sérieux. Cette pathologie ne fait que se développer puisqu'on estime qu'elle touchera 1,5 milliard d'individus dans le monde à l'horizon 2020. Liée au surpoids, au mode de vie, à l'hérédité... elle concerne plus de 10,5 millions de Français qui sont traités avec des médicaments antihypertenseurs.
Des Français ignorent encore leur hypertension. On estime que 20 % des plus de 50 ans souffrent d'hypertension sans le savoir. A l'occasion de la campagne 5 minutes d'@tension réalisé à bord des trains iTGV du 12 au 18 mai 2008, 2 280 mesures de tension ont été effectuées chez des voyageurs. Résultat : 20 % présentaient à deux reprises des chiffres supérieurs à 140/90 mmHg, le seuil reconnu comme définissant l'hypertension artérielle.
Le plus souvent, ce sont des hommes entre 35 et 55 ans qui ne sont pas dépistés ou qui sont dépistés et non traités. En outre, seulement 11 % des Français de plus de 40 ans considèrent l'hypertension comme un problème sérieux. Pourtant, certaines conséquences peuvent être graves.

L'HTA négligée menace le cerveau

L'hypertension artérielle malmène nos artères, elle est responsable de nombreuses lésions au niveau de la paroi des artères. Toutes les artères sont indispensables, mais celles du cerveau le sont davantage puisque si le sang n'arrive plus au cerveau, cela engendre une mort certaine ou de graves séquelles. Une des premières conséquences est l'accident vasculaire cérébral (AVC). C'est la 3ème cause de décès en France et la 1ère cause de handicap. L'hypertension peut aussi provoquer des infarctus du myocarde.
De plus, des études très récentes ont souligné l'impact des facteurs vasculaires, en particulier l'hypertension artérielle, sur le déclin cognitif. Une hypertension négligée provoque petit à petit, à bas bruit, des petites lésions au cerveau qui aboutissent à terme à une perte progressive de certaines fonctions du cerveau comme la mémoire ou le raisonnement. Ces lésions favorisent la survenue de la maladie d'Alzheimer ou d'autres démences. La tension entre 40 et 60 ans conditionne donc l'état du cerveau à 70 ans et plus.

Soigner son hypertension=protéger son cerveau

Aujourd'hui, le nombre d'individus atteints de démence dans le monde est de 20 millions et sera de 80 millions en 2040. Avec le vieillissement de la population et l'allongement de l'espérance de vie, la prévention des démences devient un vrai enjeu de santé publique. On sait maintenant que l'hypertension à un âge moyen de la vie est un paramètre fortement prédictif d'une détérioration du fonctionnement de notre cerveau plus tard.
Soigner son hypertension est donc capital pour protéger son cerveau de demain. "De nombreuses études ont récemment démontré que les traitements hypertenseurs ont un effet protecteur sur les fonctions cognitives y compris la maladie d'Alzheimer. C'est même le traitement qui a le plus haut niveau de preuve d'un effet préventif sur ces maladies qui inquiètent tant" indique le Pr Jean-Jacques Mourad, Président du CFLHTA.

Conseils pour préserver son capital "neurones"

Connaître sa tension artérielle en la faisant mesurer au moins une fois par an au moins ;
Voir avec son médecin s'il est possible de simplifier la prise des médicaments ;
S'organiser un minimum pour ne pas être en panne de médicaments ;
Se rendre chez le pharmacien avant la fin de la boîte de médicaments. Néanmoins, le pharmacien a la possibilité de délivrer les médicaments contre l'hypertension même si l'ordonnance est arrivée à terme, en attendant une prochaine consultation ;
Au-delà du traitement, il faut adapter son mode de vie. Se savoir hypertendu est une motivation supplémentaire pour pratiquer une activité physique et arrêter de fumer. Une bonne hygiène de vie est une aide supplémentaire pour préserver sa tension aujourd'hui et sa santé cérébrale de demain.


A l'occasion de la Journée Nationale de Lutte contre l'hypertension, le CFLHTA publie un nouveau livret pratique sur cette maladie. Intitulé "Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension", il veut informer plus particulièrement les plus de 40 ans afin que ceux-ci réalisent qu'en avançant en âge, leur tension conditionne l'état de leur cerveau. Vous trouverez ce guide dans certaines pharmacies et cabinets médicaux. Vous pouvez aussi le demander au CFLHTA ou le télécharger sur leur site www.comitehta.org
Et si à l'occasion de cette Journée, vous alliez faire mesurer votre tension ?


Source : communiqué de presse, CFLHTA, 2 décembre 2008

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# Posté le lundi 15 décembre 2008 03:56

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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 13:35

ADULTE : LES KILOS EN QUESTION

ADULTE : LES KILOS EN QUESTION
Les deux tiers des Français et la moitié des Françaises de 35 à 74 ans seraient en surpoids ou obèses (étude Mona Lisa, Institut Pasteur, Juin 2008).
Mais comment savoir, de façon objective, si l'on est en surcharge pondérale ou pas ?
Trois paramètres permettent de faire le point.

1 - LE POIDS
Il est conseillé de le surveiller de façon régulière, mais sans excès : une pesée par mois suffit, à la même heure et sur la même balance.
Les spécialistes conseillent de ne pas dépasser un gain supérieur à 5 kilos durant la vie d'adulte.

2 - LE POIDS RAPPORTE A LA TAILLE

INDICE DE MASSE CORPORELLE ou IMC = Poids en kilos : Taille (en mètre) au carré
Un résultat compris entre 18.5 et 24.9 est considéré comme normal.
Un IMC inférieur à 18.5 caractérise la maigreur.
On parle de surpoids au-dessus de 24.9 voire d'obésité si l' IMC est supérieur à 30.

3 - LE TOUR DE TAILLE
L'obésité abdominale se définit par un tour de taille supérieur à 90 cm chez la femme (en dehors de la grossesse), et 100 cm chez l'homme.
Elle est associée à un risque accru d' hypertension artérielle, d' augmentation du mauvais cholestérol (LDL) et des triglycérides, de diabète ou de pré-diabète.
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# Posté le vendredi 31 octobre 2008 04:33

QUELQUES CHIFFRES 2008 - sources : Quotidien du médecin, Institut Curie.

6.25 milliards d'euros, c'est la somme qu'économiserait chaque année la collectivité en dépenses de santé, si 25 millions de Français pratiquaient une activité physique régulière.

30 à 40 % des femmes n'ont jamais fait de frottis de dépistage du cancer du col de l'utérus. Et dans tous les cas, on constate un désintérêt pour ce dépistage après 50 ans.

70 % des Français se disent concernés par le surpoids, les maladies cardio-vasculaires ou le diabète, mais ils ne sont que 14 % à prendre des mesures de prévention pour limiter les risques !
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# Posté le vendredi 31 octobre 2008 04:04

Ménopause : questions de poids

Ménopause : questions de poids
Question poids, à la ménopause, tout est possible. Certaines femmes grossissent beaucoup ou un peu seulement, d'autre pas du tout. Mais en moyenne, durant les 4 à 5 premières années de ménopause, les femmes prennent 500 g par an. Quelques conseils pour lutter dès le début contre l'embonpoint.

Les grands bouleversements de la ménopause n'épargnent pas l'appétit ni la silhouette. Très souvent, les femmes prennent du poids. La moyenne est de 500 g par an pendant 4 à 5 ans. Mais certaines femmes prendront 1,5 kg par an, tandis que d'autre pas du tout. Autrement dit, les femmes ne sont pas égales et il existe des prédispositions à la prise de poids.

Quels sont les facteurs de risque à la prise de poids au moment de la ménopause ?

De nombreux facteurs ont été identifiés :

* Les femmes déjà en surpoids avant la ménopause.

* Les femmes ayant pris beaucoup de poids pendant leur grossesse.

* Lorsqu'un membre de la famille est en surpoids.

* En cas d'antécédent familial de diabète de type 2.


Une femme ménopausée qui présente un de ces facteurs de risque ou, à plus forte raison, plusieurs de ces facteurs de risque, doit surveiller attentivement son poids et faire très attention. En cas de prise de poids très rapide (en quelques mois) il est nécessaire de modifier son mode de vie et surtout la façon de s'alimenter. Si cela ne suffit pas à stopper cette tendance, il est urgent d'en parler à son médecin, voire de demander les conseils d'un nutritionniste.
Attention aussi de ne pas négliger les facteurs psychologiques qui peuvent indépendamment influencer la prise de poids : départ d'un enfant du foyer, retraite...

Pourquoi la ménopause s'accompagne d'une tendance à l'embonpoint ?

Avec l'avancée en âge, le métabolisme de base se ralentit, c'est-à-dire que l'organisme consomme globalement moins d'énergie. Si les apports caloriques ne diminuent pas, l'organisme se retrouve obligé de stocker le surplus, tandis que la masse maigre (les muscles) tend à chuter au profit de la masse grasse.
Mais cette raison n'est pas suffisante pour expliquer la prise de poids dans les années qui suivent la ménopause. Il existe aussi une explication hormonale directement attribuable à la carence en oestrogènes.
L'arrêt de la sécrétion en ½strogène s'accompagne d'une modification de l'appétit d'une part et d'un changement dans la répartition des graisses : les graisses qui étaient davantage localisées au niveau des cuisses et des fesses, viennent progressivement s'installer préférentiellement sur le ventre.
La conséquence n'est pas uniquement esthétique, car la graisse abdominale est un facteur de risque cardiovasculaire aujourd'hui connu.
Les femmes qui prennent un traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) peuvent éventuellement échapper à cette nouvelle répartition des graisses.

Conseils aux femmes ménopausées pour ne pas prendre de poids

Le premier conseil est de bouger plus afin d'augmenter ses dépenses énergétiques : pratiquer une activité physique régulière, voire simplement marcher mais très souvent.

Les autres conseils sont nutritionnels :
Privilégier les légumes et les féculents. Peu caloriques, ils aident à satisfaire l'appétit et diminuent les envies de grignoter.
Manger du poisson et de la viande maigre pour maintenir la masse musculaire.
Privilégier les aliments riches en oméga-3 : poissons gras (sardines, saumon...), huile de colza, huile de noix.
Diminuer les sources d'oméga-6 et d'acides gras trans : produits industriels, friture, panure, viennoiseries...
Privilégier les desserts peu gras : yaourt nature sucré avec une cuillère de miel ou de confiture, salade de fruits...
Collation dans l'après-midi si nécessaire mais ne pas grignoter.
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# Posté le mercredi 22 octobre 2008 03:25