LE CURCUMA - UN PUISSANT ANTI-OXYDANT

LE CURCUMA -  UN PUISSANT ANTI-OXYDANT
Le curcuma contient plus d'une douzaine de composés phénoliques appelés curcuminoïdes qui produisent différents effets bénéfiques pour la santé. Ils fonctionnent comme de puissants antioxydants, une propriété significative à la lumière des nouvelles recherches suggérant que l'un d'entre eux, la curcumine, a d'importantes propriétés anticancéreuses. Le curcuma ou safran des Indes ou safran bourbon, en latin Curcuma longa est le rhizome d'une plante herbacée de la même famille que le gingembre. Extraite du rhizome de la plante, la poudre de curcuma a longtemps été utilisée en Asie du sud-est pour renforcer la saveur des aliments et les conserver. Elle a une saveur poivrée et amère. On la connaît surtout pour sa couleur jaune brillante et elle est souvent utilisée pour remplacer le safran. Elle donne leur couleur jaune au curry et à la moutarde. Le curcuma est utilisé depuis de longues années en médecine traditionnelle, notamment en Inde, pour traiter toute une variété d'indispositions incluant problèmes gastro-intestinaux, inflammation, maux de tête, infections et rhumes. Le curcuma est déjà mentionné dans un herbier assyrien datant d'environ 600 ans avant Jésus-Christ. Il est également cité dans le traité du célèbre médecin grec Dioscoride « Sur la matière médicale ».
Un puissant antioxydant
La curcumine, extraite du curcuma, est un puissant antioxydant qui apporte une protection efficace contre les lésions occasionnées par les radicaux libres. En 1995, des travaux scientifiques ont montré qu'une alimentation contenant de la curcumine diminuait le stress oxydatif. Des chercheurs indiens ont montré que la curcumine inhibe la peroxydation lipidique et neutralise les radicaux superoxyde et hydroxyle. Deux autres études ont été publiées en 2000. Dans la première, les chercheurs ont montré qu'un contact prolongé des cellules endothéliales d'une aorte de bovin avec de la cucurmine renforçait la résistance cellulaire aux lésions oxydatives.1 Dans une investigation séparée, les chercheurs ont découvert que la cucurmine diminuait le stress oxydatif induit dans le foie de souris par du trichloréthylène. Ils en ont conclu que les effets bénéfiques de la cucurmine semblaient dériver de sa capacité à freiner l'augmentation des niveaux cellulaires de peroxisome, un composant associé à l'utilisation de l'oxygène par les cellules.

La curcumine abaisse les niveaux de cholestérol
L'oxydation des LDL, le « mauvais » cholestérol, joue un rôle important dans le développement de l'athérosclérose. Depuis quelques années, les capacités de la curcumine à diminuer les niveaux de cholestérol sont largement étudiées.

Ainsi, les taux de cholestérols d'animaux nourris avec de petites doses de curcumine ont chuté de 50% par rapport à ceux d'animaux n'ayant pas reçu de curcumine. Le nutriment réduit les niveaux de cholestérol en interférant sur son absorption intestinale en augmentant l'excrétion des acides biliaires2. En 1992, une étude indienne a montré que chez 10 volontaires prenant de la curcumine, les niveaux bénéfiques de HDL ont augmenté de 29% en seulement sept jours. Dans le même temps, le cholestérol total diminuait de 11,6% et la peroxydation lipidique était réduite de 33%3.
En janvier 1997, le Journal of Molecular Cell Biochemistry rapporte que la curcumine a démontré in vivo sa capacité à diminuer les taux de cholestérol total et de LDL cholestérol ainsi qu'à augmenter le taux de LDL cholestérol dans le sérum. Les recherches se sont poursuivies et la capacité de la curcumine à diminuer les taux de cholestérol sanguin a été soulignée dans le numéro d'avril 1998 de Molecular Cell Biochemistry. Un an plus tard, des chercheurs rapportent que l'extrait de curcuma peut exercer un effet protecteur dans la prévention de la lipoperoxydation des membranes sub-cellulaires4.
En Espagne, des médecins ont donné à 18 lapins une alimentation riche en cholestérol pour induire une athérosclérose. Ils les ont ensuite divisés en trois groupes : le premier a reçu 1,66 mg de curcumine par kilo de poids, le second 3,2 mg et le troisième a servi de groupe témoin. Après 7 semaines, les chercheurs ont constaté que dans le groupe nourri avec la dose la plus faible de curcumine, la sensibilité des LDL à l'oxydation avait diminué et les deux groupes supplémentés avaient de plus faibles niveaux de cholestérol5.

Curcumine et patients à haut risque de cancer
A Taiwan, des médecins ont récemment obtenu des résultats prometteurs dans la première étude clinique définie pour examiner les effets d'une supplémentation en curcumine chez des patients à haut risque de cancer6. Sélectionnés sur la base d'histologies de tissus (analyses microscopiques de la structure des tissus), tous les patients étaient malades ou dans un état indiquant qu'ils étaient susceptibles de développer un cancer.

Ce groupe incluait des patients ayant des croissances tissulaires pré-malignes ou d'autres situations à haut risque telles qu'une structure anormale des tissus de l'intestin, de l'estomac, de la cavité buccale, de la vessie, de l'utérus ou de la peau.

Cette étude, qui a duré trois ans, a enrôlé 25 patients (13 hommes et 12 femmes) âgés de 36 à 77 ans. Tous ont reçu un traitement avec de la curcumine pendant trois mois à des doses différentes. Ils ont été divisés en cinq groupes recevant quotidiennement les doses suivantes : 500 mg (six patients), 1000mg (six patients), 2000 mg (quatre patients) et 8000 mg (trois patients).

Cette étude a fourni différents résultats importants. D'abord, toutes les doses utilisées se sont révélées sans toxicité pour les participants signifiant que des doses aussi élevées que 8000 mg quotidiens pendant trois mois étaient bien tolérées par des individus à haut risque. Deuxièmement, l'étude a démontré que la curcumine a un effet chimioprotecteur contre le cancer de l'homme. A titre d'exemple, des améliorations histologiques ont été observées chez sept des vingt-cinq participants (28%) après la période des trois mois de traitement. Enfin, aucune différence entre les bénéfices apportés par les différentes doses n'est apparue. 500 mg semblaient donner des résultats identiques à 4000 mg. Curieusement, avec la dose la plus élevée, 8000 mg, aucune amélioration n'a été observée chez les patients. Ces résultats semblent suggérer qu'une dose trop élevée de curcumine n'agit pas ou qu'il y avait trop peu de patients (seulement trois ont reçu cette dose) pour constituer un échantillon statistiquement significatif.

Ces résultats sont prometteurs et les chercheurs estiment que de plus vastes études sont nécessaires pour confirmer l'effet thérapeutique de la curcumine sur des lésions tissulaires spécifiques.

La curcumine aide à prévenir la croissance des tumeurs
Selon de récents travaux de recherches, la curcumine possède différentes qualités pouvant en faire un agent anticancéreux important7. La plus importante de ces qualités est sa capacité antioxydante de neutraliser les radicaux libres. Les radicaux libres peuvent léser différents composants des cellules y compris l'ADN. L'effet protecteur de la curcumine contre les dommages radicalaires sur les lipides de l'ADN peuvent servir de mécanisme significatif pour aider à réduire le risque de cancer chez certains individus.

Un certain nombre de données montrent que la curcumine pourrait inhiber l'incidence et la progression de tumeurs du sein. Dans une expérience, 54 rats ont été soumis à des radiations pour induire le développement d'un cancer. Un groupe d'animaux a reçu ensuite de la curcumine alors que l'autre groupe ne recevait rien. Les résultats ont montré une incidence de tumeurs mammaires beaucoup plus faible (18,5%) chez les animaux supplémentés que dans le groupe témoin (70,3%). De plus, le développement de la tumeur était retardée de six mois dans le groupe ayant reçu de la curcumine. De surcroît, la proportion d'adénocarcinomes était moitié moins importante dans ce groupe que dans le groupe témoin8.

Des chercheurs ont suggéré que la curcumine inhibe la croissance des cellules tumorales par des moyens provoquant l'apoptose ou mort cellulaire et que les gènes associés à la prolifération cellulaire et à l'apoptose pourraient avoir une action chimiopréventive9. D'autres travaux émettent l'hypothèse que la capacité de la curcumine à neutraliser les radicaux libres et à inhiber l'oxyde nitrique (un composé impliqué à la fois dans l'inflammation et dans le cancer) pourrait expliquer ses activités. Dans une étude, on a montré que la curcumine neutralise directement l'oxyde nitrique et diminue les quantités de nitrate formé par réaction entre l'oxygène et l'oxyde nitrique10. De façon contradictoire, d'autres chercheurs indiquent que l'action de la curcumine ne semble pas liée à l'apoptose ni à aucun changement dans l'expression des gènes reliés à l'apoptose. Par ailleurs, des chercheurs de l'Université du Texas on démontré que l'inhibition de la tumeur semble corrélée à celle de l'activité de l'ornithine décarboxylase par la curcumine, la sur-expression de l'ornithine décarboxylase étant impliquée dans le cancer.

Mais les effets anti-cancer de la curcumine ne sont pas limités au cancer du sein. Dans deux études récentes, des chercheurs de l'Université Columbia de New York ont examiné les qualités thérapeutiques potentielles de la curcumine contre le cancer de la prostate. Les chercheurs avaient découvert que la curcumine avait une forte capacité à inhiber in vitro la prolifération de cellules cancéreuses de prostates en interférant avec l'activité des protéines de signalisation, caractéristique des processus de croissance11. Plus récemment, les chercheurs ont étendu leurs travaux pour savoir s'ils pouvaient obtenir des résultats similaires sur un modèle animal. Les chercheurs ont constaté que les cellules cancéreuses de prostate injectées de façon sous-cutanée dans des souris nourries pendant six semaines avec une alimentation contenant 2% de curcumine, étaient incapables de se développer largement et subissaient une nette apoptose.

La capacité de la curcumine à inhiber la carcinogenèse chimique pourrait également servir à réduire la croissance tumorale. Les carcinogènes sont des produits chimiques qui transportent un risque élevé de produire des lésions tissulaires pouvant conduire à un cancer. Dans une étude animale, on a montré que la curcumine pouvait inactiver toute une série de ces carcinogènes chimiques avant qu'ils ne causent des dommages cellulaires. Cette expérience a également démontré qu'une supplémentation avec de la curcumine peut jouer un rôle protecteur contre la formation de tumeurs.

Pour évaluer l'efficacité de la curcumine comme agent anti-carcinogène, son effet a été comparé à celui d'autres composants et extraits de plantes sur le carcinome buccal squameux12. Des lignées cellulaires ont été cultivées pendant 72 heures. Ensuite, le nombre de cellules a été compté pour déterminer leur prolifération et leur croissance. Les chercheurs ont constaté que la curcumine était considérablement plus puissante que la génistéine ou la quercétine pour inhiber ce type de cancer. Seule, la cisplatine, une substance à base de platine également testée dans cette étude, s'est révélée plus efficace.

Curcumine et pathologies ophtalmiques
L'uvéite antérieure chronique est une inflammation de la paroi vasculaire de l'½il et plus particulièrement de la région comprenant l'iris. 375 mg de curcumine trois fois par jours ont été administrés par voie orale pendant douze semaines à 53 patients ayant une uvéite antérieure chronique. 21 patients ont arrêté l'étude pour des raisons diverses. Après 12 semaines de traitement, les symptômes étaient améliorés chez 90% des patients ayant terminé l'étude.

Dans une autre étude, 32 patients souffrant d'une uvéite antérieure chronique ont été divisés en deux groupes. L'un a reçu simplement de la curcumine, l'autre une combinaison de curcumine et d'un traitement antituberculeux. De façon étonnante, tous les patients traités avec la seule curcumine ont constaté une amélioration contre 86% de ceux ayant reçu le traitement combiné. Les chercheurs ont conclu que la curcumine était aussi efficace qu'une corticothérapie, seul traitement chronique actuellement disponible pour traiter l'uvéite antérieure chronique. Ils ont ajouté que l'absence d'effets secondaires de la curcumine était son plus grand avantage par rapport aux corticostéroïdes13.

Une étude menée sur des rats et des lapins a montré que la curcumine inhibait efficacement la formation de la cataracte chimiquement induite, même à de faibles doses. Cette même étude a également montré, pour la première fois, que ce type de cataracte induite pouvait s'accompagner d'une apoptose des cellules épithéliales de l'½il et que la curcumine pourrait diminuer cet effet apoptotique14.

Pour évaluer la curcumine comme traitement potentiel de la cataracte, des chercheurs ont nourri deux groupes de rats avec une alimentation contenant de l'huile de maïs ou une combinaison d'huile de maïs et de curcumine pendant 14 jours. Ils ont ensuite extrait les cristallins pour examiner la présence de peroxydation lipidique. Les chercheurs ont constaté que les cristallins des rats traités avec la curcumine étaient beaucoup plus résistant à l'opacification induite que ne l'étaient les cristallins des animaux témoins15.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 28 janvier 2009 06:31

L' HOMME ET L' ENVIRONNEMENT - MADAGASCAR

L' HOMME ET L' ENVIRONNEMENT - MADAGASCAR
Fondée en 1993, l'ONG L'Homme et l'Environnement, basée à Madagascar, s'est spécialisée dans le développement durable et la préservation de la biodiversité par l'implication des populations locales défavorisées. Elle oeuvre sur des zones spécifiques très riches en biodiversité menacée, avec le but de faire la démonstration que la préservation de l'environnement et développement humain peuvent aller de pair.

Les actions sont développées de façon holistique dans le cadre d'un plan d'aménagement comprenant aussi bien du soutien agricole, santé et éducation, de la régenération forestière, des programmes de compréhension des écosystèmes et de préservation d'espèces menacées; que le développement d'activités génératrices de revenus. Cette dernière composante se fait en particulier par le soutien à la création de micro-entreprises communautaires (concernant la production d'huiles essentielles et l'écotourisme) dans un but ultime de transfert de gestion vers la population locale.

Il s'agit , à terme, d'octroyer aux populations la possibilité d'assurer une gestion pérenne des ressources naturelles locales, et de réinvestir les bénéfices engendrées pour financer les projets éducatifs et sanitaires.

L'Homme et l'Environnement vise à offrir aux communautés locales des options alternatives de gestion des ressources naturelles qui sont économiquement et écologiquement durables. Madagascar constitue par ailleurs une des priorités mondiales en terme de conservation de la biodiversité (selon l'UNESCO).


# Posté le mardi 16 décembre 2008 12:09

LES VIEILLES AMPOULES S' ETEIGNENT

LES VIEILLES AMPOULES S' ETEIGNENT
[size=14px]Ca y est, les 27 pays de l'Union européenne ont décidé de bannir d'ici à trois ans les ampoules à incandescence. Cela va se faire peu à peu : le 1 er septembre 2009, les ampoules de 100 W disparaîtront des magasins européens, un an plus tard ce sera au tour des ampoules 75 W pour finir avec les 60 W qui disparaitront en 2011.

En remplacement, vous trouvez déjà dans le commerce des lampes à basse consommation, moins gourmandes en électricité. Apparemment, ces nouveaux modèles vont nous faire faire des économies (à hauteur de 80 euros par mois). Autres atouts ? Elles sont : elles sont recyclables, moins énergivore... mais elles coutent tout de même plus cher à l'achat et dans la pratique, je ne trouve pas qu'elles durent plus longtemps.


Et vous ?


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 16 décembre 2008 03:52

La dépression saisonnière au masculin

La dépression saisonnière au masculin
Messieurs, votre moral est en berne, et vous n'avez qu'une envie : dormir et manger des sucreries ? Vous êtes peut-être victime de dépression saisonnière, classique en l'automne... Car ce trouble n'est pas typiquement féminin ! Les hommes aussi peuvent en être affectés. Le point sur le blues de l'hiver au masculin et son traitement.

A l'approche de l'hiver, vous manquez d'enthousiasme au bureau, vous vous jetez sur des sucreries, ce qui chez vous est inhabituel, et vous rêvez de rester sous la couette le plus longtemps possible. Attention à la dépression saisonnière ! Les symptômes apparaissent dès la fin de l'automne, et peuvent affecter de façon importante votre rendement au travail, et vos relations.

Les symptômes de la dépression saisonnière chez l'homme

D'habitude les troubles de l'humeur sont en majorité réservés aux femmes, mais dans le cas de la dépression saisonnière, messieurs vous n'êtes pas épargnés. Mais l'homme n'est pas une femme comme les autres : ce syndrome automnal toucherait avec plus ou moins d'intensité entre 10 et 40 % de la population, et seulement un quart des hommes. Ceux âgés de 20 à 40 ans seraient les plus susceptibles d'en souffrir. "Les raisons de cette différence restent tout à fait obscures", précise le Pr Yvan Touitou, endocrinologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) "pour la simple raison qu'aucune étude n'est venue éclaircir ce mystère".

En revanche les symptômes, eux, sont identiques. A savoir, une fatigue accrue, de la tristesse, une baisse d'intérêt pour les loisirs. Les hommes qui vivent une dépression saisonnière ont besoin de dormir plus que d'habitude et ils peuvent se sentir fatigués même après une nuit de sommeil de 12 heures. En parallèle, leur appétit augmente et c'est une période où ils prennent du poids.

Le cerveau des hommes et la dépression saisonnière

La dépression semble avoir un lien avec les jours qui raccourcissent. Exposé moins longtemps à la lumière du jour, notre cerveau fonctionnerait davantage sur le mode "nuit" et se produirait alors une perturbation d'ordre chimique. La production de mélatonine, cette hormone impliquée dans le besoin de sommeil, augmenterait, exerçant alors sur nous un effet fatigant et déprimant. Tandis que la sérotonine, elle, diminuerait, "ce qui expliquerait l'augmentation de l'appétence pour le sucre" expose le Pr Touitou. Cette dépression "saisonnière" n'est donc pas assimilée à des troubles d'ordre psychologique, mais plutôt biologiques. Les travailleurs de nuit ou les personnes qui vivent dans un endroit peu éclairé peuvent aussi en souffrir, y compris en été.

La luminothérapie contre la dépression saisonnière masculine

Votre médecin déterminera avec vous s'il s'agit bien d'une dépression saisonnière, dont les symptômes diminuent en général au retour du printemps. Mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire. Il s'agit pour vous de mieux supporter cette période, de retrouver votre tonus, votre libido, et un appétit "normal". Les poignées d'amour à la sortie de l'hiver, c'est rarement bon pour le moral ! En plus des traitements classiques de la dépression qui reposent sur la psychothérapie, effectuée par un spécialiste, et sur les antidépresseurs, la luminothérapie a également fait ses preuves. Cette technique consiste à se placer 30 minutes par jour environ face à une lampe diffusant une lumière très vive (10 000 lux). En pratique, cette méthode influence notre horloge biologique : celle qui régit un certain nombre de nos fonctions, comme la reproduction, le rythme sommeil/veille, notre humeur.

Certains médecins pratiquent la luminothérapie dans leur cabinet. Mais comme on sait combien vous rechignez, messieurs, ne serait-ce qu'à consulter, et donc à vous soigner, sachez qu'il existe aussi des lampes qui s'utilisent à domicile. Toutefois, prenez les précautions d'usage et demandez à votre médecin si vous n'avez pas de problèmes aux yeux que les lampes pourraient aggraver...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 15 décembre 2008 04:10

Cancers de la bouche : des signes d'alerte au diagnostic

Cancers de la bouche : des signes d'alerte au diagnostic
Les cancers de la bouche touchent 6 600 Français par an.

Détectés trop tardivement, ces maladies sont difficiles à prendre en charge. Pour un meilleur traitement, l'Institut national du Cancer s'engage pour un meilleur dépistage. Le point sur ces cancers et les signes qui doivent vous alerter.

Les cancers de la bouche sont des cancers plus fréquents que les cancers de l'ovaire, mais pourtant souvent méconnus, malgré leur gravité.

Cancer de la bouche : Mieux les connaître pour mieux les traiter

Cette méconnaissance, y compris de la part des professionnels de santé, entraîne un diagnostic et une prise en charge trop tardifs, ce qui augmente la gravité de ces pathologies et offre des chances de guérison plus faibles.
Pourtant bon nombre de ces cancers pourraient être détectés plus tôt, au stade pré-cancéreux ou à un stade peu évolué. Une étude américaine publiée en 2000 a ainsi montré que le taux de survie à 5 ans des cancers de la bouche est plus de 80 % après la mise en place d'un programme de détection précoce, alors que sans ce programme ce taux chute à 52 %.
Cette détection précoce passe en France par une meilleure connaissance par le grand public des signes d'alerte et par une sensibilisation accrue des professionnels de santé (dentistes et médecins généralistes notamment).

Les signes d'alerte des cancers de la bouche

Les cancers de la bouche peuvent concerner le plancher de la bouche, la langue, les amygdales, le palais, les joues, les gencives ou les lèvres. Ils se développent à partir des muqueuses et donnent des symptômes différents selon la localisation :

Une gêne persistante lorsque vous avalez (appelée "dysphagie") ;
Une plaie dans la bouche qui ne guérit pas ;
Des picotements ou des douleurs persistants dans la bouche ou dans la gorge ;
Un ganglion qui grossit dans le cou ;
Des lésions blanchâtres et/ou rougeâtres dans la bouche, persistantes, sans cause précisément définie ;
Des saignements dans la bouche :
Une difficulté ou une douleur lorsque vous tirez la langue.
Si vous avez un de ces signes qui persiste depuis plus de 15 jours, ce n'est bien sûr pas forcément un cancer mais cela doit vous amener à consulter votre chirurgien dentiste ou votre médecin traitant, en particulier si vous avez plus de 50 ans ou si vous présentez certains facteurs de risque : consommation excessive d'alcool, tabagisme...
Cependant ces signes d'alerte sont souvent déjà tardifs, il est donc important de montrer régulièrement sa bouche à un dentiste pour une détection rapide.

Cancer de la bouche : de la détection au diagnostic

La détection précoce des cancers de la bouche par les chirurgiens dentistes est relativement aisée, elle se fait un examen visuel permettant de déceler les lésions précancéreuses et cancéreuses. De plus cet examen est rapide, il ne prend pas plus de 5 minutes pour un chirurgien dentiste formé.
En pratique, le chirurgien-dentiste examine la lésion qu'il a découverte soit parce que vous vous en êtes plaint(e), soit dans le cadre de l'examen systématique de la bouche. S'il a un doute sur la nature cancéreuse de cette lésion, il va faire un prélèvement, une biopsie qui va permettre d'examiner au microscope le tissu suspect. En cas de cancer, d'autres examens sont alors nécessaires (radiographie, scanner ou IRM si besoin, prise de sang, etc.) afin de déterminer le meilleur traitement (chirurgie et/ou radiothérapie et/ou chimiothérapie).

Formation des dentistes à la détection: l'INCa s'engage

Afin d'optimiser la détection de ces cancers par les chirurgiens dentistes, l'Institut National du Cancer (INCa) a développé, en lien avec le Ministère de la Santé et les professionnels, un outil multimédia de formation simple et interactif, avec de nombreuses illustrations.
Présenté au congrès de l'Association Dentaire Française (ADF), ce nouvel outil devrait permettre à tous les praticiens d'approfondir leurs connaissances sur ce sujet et surtout de repérer plus facilement et plus rapidement les patients à risque et les lésions suspectes de la bouche. Afin de maximiser l'impact de cet outil, les 40 000 chirurgiens dentistes français vont le recevoir par courrier sous forme de CD, sachant qu'il est également accessible en ligne sur le site de l'INCa.
Une expérimentation de détection précoce sera conduite début 2009 auprès de populations particulièrement touchées : 5 000 personnes à risque fréquentant les centres régionaux de l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA).

Détectés plus précocement par les dentistes, les cancers buccaux devraient ainsi être mieux traités. Par ailleurs, les médecins généralistes restent des interlocuteurs privilégiés pour identifier une lésion et vous répondre en cas de doute sur un symptôme. En cas d'anomalie, il vous adressera à ses correspondants chirurgiens dentistes ou ORL pour en savoir plus. Alors n'hésitez pas à lui en parler, même s'il n'est pas dentiste !

Dr Jean-Philippe Rivière - 2 décembre 2008
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 15 décembre 2008 04:05