Air, pollution et cancer : trop d'idées reçues

	Air, pollution et cancer : trop d'idées reçues
Les questions d'environnement font l'objet de débats contradictoires et passionnés. Il semble opportun de clarifier certaines vérités et de chasser les idées reçues. Faut-il aérer pendant les pics de pollution ? La situation s'aggrave-t-elle encore ? Le port de masque est-il efficace ? La pollution atmosphérique est-elle responsable de plus de cancers que le tabagisme ? Etc.

« Existe-t-il un seuil en dessous duquel la pollution de l'air n'a pas d'effet sur la santé ? »

Non. Il n'existe pas de seuil, ce qui rend difficiles les décisions en termes de réglementation. En contrepartie, cela signifie que toute baisse des niveaux de pollution se traduit par une baisse de la mortalité.

« Les véhicules diesels ne sont pas plus polluants que les véhicules à essence ! »

Faux, les véhicules diesels sont les principaux responsables de l'émission de particules fines dans l'atmosphère. Ces particules fines sont impliquées dans la genèse des cancers du poumon. Pour lutter contre ce danger, des normes européennes rendront obligatoire, en 2006, l'utilisation de filtres à particules pour les moteurs diesels. Ces véhicules émettent également bien plus d'oxyde d'azote que les véhicules à essence et fragilisent les personnes atteintes de maladies respiratoires (asthme, emphysème). Par contre, ils émettent nettement moins de dioxyde de carbone.

« La pollution augmente dans les villes ! »

C'est globalement faux dans les pays industrialisés d'Europe. En revanche, la pollution augmente dans des lieux spécifiques comme les grands aéroports internationaux du fait, notamment, de l'augmentation du trafic aérien et du trafic routier induit.

« En ville dois-je porter un masque contre la pollution ? »

Il faut savoir que les masques chirurgicaux ou les foulards ne sont pas plus efficaces que le nez (qui joue un rôle de « filtre naturel »). Seuls les masques avec filtre à charbon peuvent avoir une certaine efficacité bien qu'ils n'arrêtent ni les particules fines ni de nombreux gaz. De toute manière, le port du masque ne peut s'envisager que lors des pics de pollution, il ne protège donc pas des effets de la pollution de fond. Il existe des masques destinés à certaines pollutions professionnelles (solvants, poussières) mais, ces masques sont efficaces contre les émanations spécifiques et ne constituent pas une protection contre la pollution urbaine.

« La situation s'aggrave ? »

Non, mais en réalité, la pollution atmosphérique d'aujourd'hui a changé de nature par rapport à celle d'il y a trente ans. L'évolution de la pollution atmosphérique témoigne des actions engagées sur la réglementation et des progrès technologiques. D'énormes progrès ont été réalisés dans l'industrie et le chauffage, permettant de réduire très fortement leurs émissions de polluants. Depuis les années soixante-dix, la pollution due aux transports est devenue préoccupante. Les analyses décèlent moins de dérivés soufrés et de fumées noires (particules de carbone) mais une plus grande quantité d'ozone et de ses précurseurs, ainsi qu'une proportion plus importante de particules fines potentiellement cancérigènes.

« Sommes-nous tous égaux devant la pollution ? »

Non, il existe une grande variabilité individuelle dans la susceptibilité aux polluants atmosphériques. Certaines populations sont plus concernées par les effets de la pollution de l'air : soit parce qu'elles sont fragilisées (enfants, femmes enceintes, personnes âgées ou atteintes d'une affection respiratoire ou cardio-vasculaire), soit parce qu'elles sont particulièrement exposées professionnellement.

« Faut-il aérer lors des pics de pollution ? »

Oui. Même en cas de pics de pollution, les recommandations émises par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France indiquent de ne pas modifier les habitudes d'aération ou de ventilation des logements, en privilégiant toutefois les heures « fraîches » c'est-à-dire tôt le matin ou en soirée.


« La pollution reste-t-elle localisée là où elle a été émise ? »


Non, par exemple, le nuage de pollution produit par l'agglomération parisienne peut s'étendre sur plus de 50 km pour les oxydes d'azote et sur plusieurs centaines de kilomètres pour l'ozone.

« En ville, dans quelles conditions suis-je le plus exposé à la pollution atmosphérique : à pied, en vélo ou en auto ? »

Une étude menée par le Laboratoire d'hygiène de la Ville de Paris (LHVP) a montré qu'entre un automobiliste, un cycliste et un piéton, c'était dans son véhicule que l'on était le plus exposé à la pollution.

« La pollution atmosphérique est-elle responsable de plus de cancers que le tabagisme ? »

Non, le tabagisme actif est le plus grand pourvoyeur de cancers. Mais des travaux nord-américains ont montré que la pollution atmosphérique provoque un nombre de cancers comparable à celui des cancers causés par le tabagisme passif.

« Pollution de fond ou bien pics de pollution : quelle est la situation la plus dangereuse ? »

Pour le grand public, les médias et certains décideurs, la question des risques pour la santé de la pollution atmosphérique se résume souvent à celle de l'impact des pics de pollution. D'un point de vue sanitaire, c'est une vision erronée de la réalité. Airparif, réseau de surveillance de la qualité de l'air en région parisienne, explique que « la manière dite traditionnelle de concevoir la prévention, en surveillant les alertes, soit encore pertinente en matière de pollution atmosphérique urbaine, alors que les sources mobiles sont devenues la principale source d'émission et de production de polluants, reste à démontrer. Tout indique, au contraire, que c'est par la réduction générale, tout au long de l'année, des niveaux moyens de pollution que l'on aura l'impact de santé publique le plus important ». Cela ne signifie pas, pour autant, que la gestion des pics de pollution soit sans intérêt.

# Posté le mardi 31 janvier 2006 13:12

Modifié le samedi 26 mai 2007 09:20

Quelles plantes pour une meilleure digestion ?

Après un repas un peu trop copieux, riche en graisses, et une consommation abondante d'alcool, de café voire de tabac, il n'est pas rare de ressentir une certaine pesanteur d'estomac... Cette sensation de mal digérer ou de digérer lentement, que l'on appelle dyspepsie, se traduit par des éructations, une distension abdominale voire des nausées.


La solution classique

Elle consiste à prendre des anti-spasmodiques qui réduisent les contractions des muscles digestifs, des anti-acides qui freinent la surproduction acide de l'estomac et soulagent les brûlures, ainsi que des pansements gastriques pour calmer les symptômes.

Quant aux maux de tête parfois intenses associés à des digestions difficiles, ils peuvent être rapidement contrés par des antalgiques, en évitant alcool et tabac qui contribuent à entretenir les céphalées et les nausées.

En parallèle de ces solutions médicamenteuses, il existe des solutions plus naturelles :

Au rayon des plantes

De nombreuses plantes contiennent des huiles essentielles eupeptiques qui viennent à bout des digestions difficiles. C'est le cas notamment du carvi, de l'aneth ou du fenouil qui, par ailleurs, combat l'aérophagie et les ballonnements abdominaux. D'autres espèces végétales comme le Boldo, stimulent les fonctions digestives après un repas trop copieux. Par ailleurs, l'ananas, riche en broméline, a également une action digestive de même que la papaye ou encore le gingembre, un tonique aromatique largement utilisé dans la dyspepsie. Enfin, des plantes comme l'artichaut, le romarin ou le radis noir stimulent les fonctions hépatiques et facilitent également la digestion.

Mais vous devez également ménager votre estomac, saturé et devenu paresseux, le lendemain de vos agapes. Mangez léger en optant de préférence pour du poisson et des légumes cuits, évitez les aliments qui stimulent l'acidité gastrique (graisses), buvez beaucoup d'eau (les eaux minérales riches en bicarbonates, légèrement pétillantes et salées, atténuent les aigreurs digestives), des infusions, des potages et des bouillons.

# Posté le jeudi 12 janvier 2006 10:09

Pas ce soir chéri, j'ai la migraine !

Pas ce soir chéri, j'ai la migraine !
La migraine est réputée comme l'Excuse par excellence pour éviter un rapport sexuel ! Plus insidieux, l'idée que les femmes migraineuses sont peut-être des femmes inhibées sexuellement qui trouveraient un avantage certain dans leurs migraines, celui d'espacer les relations sexuelles. Qu'en est-il ?

Une étude montre exactement le contraire de ces idées reçues ! La libido des migraineuses se porte très bien. Elles font autant de rêves érotiques que les femmes non migraineuses. Elles ont même plus de fantasmes en moyenne et ressentent plus souvent une excitation sexuelle.
Ces femmes sont donc très loin de « l'hyposexualité » que l'on imagine !
Résultat, les migraineuses ont exactement le même nombre de relations sexuelles que les autres femmes. Seules 10% d'entre elles rapportent avoir déjà évité une relation sexuelle à cause de leur migraine.
Alors, la réalité, c'est que les migraines ont plutôt tendance à gêner ces femmes qui aspirent à une vie sexuelle et amoureuse épanouie. La migraine ne semble absolument pas jouer un rôle d'écran, de paravent pour limiter la sexualité.

Étonnamment, la même étude révèle qu'il n'en est pas de même chez les hommes. Les hommes migraineux ont moins de fantasmes, moins d'excitation sexuelle que les autres hommes ! La raison en est peut-être qu'ils se soignent encore moins que les femmes pour cette maladie. Alors, si quelqu'un exprime « pas ce soir, j'ai la migraine », c'est plus souvent un homme !

Finalement, on ne peut que conseiller aux migraineuses comme aux migraineux de prendre en charge leurs migraines avec l'aide d'un médecin compétent, de manière à trouver une harmonie sur tous les plans y compris le plan sexuel. Et c'est bien ce qu'ils désirent comme tout un chacun !

# Posté le mardi 13 décembre 2005 09:34

Périménopause : comment la reconnaître ?

Périménopause : comment la reconnaître ?
La périménopause correspond à la période durant laquelle apparaissent certains troubles annonçant l'approche de la ménopause. Reconnaître les signes cliniques et biologiques qui précèdent de quelques mois ou quelques années l'arrêt définitif des règles, peut permettre de mieux vivre cette période souvent difficile de la vie d'une femme.

L'âge moyen d'entrée en périménopause est de 47,5 ans, tandis que la ménopause survient le plus souvent entre 48 et 52 ans. Cette période charnière de la vie d'une femme est souvent difficile. En plus de certains troubles cliniques déstabilisants, l'environnement familial et socioprofessionnel est instable ou incertain : départ des enfants, difficultés conjugales, sexualité troublée, décès ou maladie de parent proche, menace sur le travail, etc. S'y ajoute un symptôme majeur : l'anxiété, qui est largement sous-estimée. Et enfin, la menace de la prise de poids est importante.
C'est ainsi que reconnaître les signes de la périménopause peut aider à vivre ce passage délicat.

Quels sont les signes de la périménopause ?

Les manifestations cliniques de la périménopause sont variables d'une femme à une autre et chez une même femme.
Il existe trois types de signes cliniques qui se manifestent en succession ou en alternance.

• Des troubles du cycle dominés par des cycles courts et qui surviennent en moyenne dès 42 ans. Ils s'accompagnent souvent de troubles des règles (flux plus important).

• Un syndrome prémenstruel : tension des seins, ballonnements, prise de poids, nervosité et irritabilité, mais aussi, troubles du cycle, comme une alternance de cycles courts et longs ou des règles plus abondantes.

• Suspension des règles et bouffées de chaleur. Eh oui, entre 8 et 12% des femmes présentent des bouffées de chaleur alors qu'elles sont encore bien réglées.

• D'autres symptômes y sont souvent associés comme la fatigue, la tendance dépressive, les troubles du sommeil et parfois une sécheresse vaginale.

Peut-on prédire ou confirmer la ménopause ?

Chez les femmes encore réglées, les dosages hormonaux sont généralement inutiles. Ils peuvent cependant confirmer une ménopause chez les sujets sans règle depuis longtemps et présentant des bouffées de chaleur ou dans certaines situations cliniques. Le taux de FSH est alors élevé, tandis que celui des estrogènes est au plus bas.
(Dans le cycle normal, quand les ovaires ne produisent plus assez d'estrogène, le système nerveux central répond en produisant une hormone hypophysaire, la FSH qui restimule l'ovaire. Le taux de FSH rechute ensuite. Après la ménopause, les ovaires ne produisant plus d'estrogène, la FSH reste tout le temps élevée.)

Quel traitement en cas de périménopause symptomatique ?

L'objectif est d'améliorer la qualité de vie et d'aider à passer ce cap difficile. Il repose essentiellement sur des progestatifs, mais le traitement varie selon les symptômes. La durée du traitement est à discuter au cas par cas, mais elle est généralement courte, de trois à six mois.

Et attention, en périménopause, on peut encore tomber enceinte !

# Posté le mardi 22 novembre 2005 11:28

LA VERITE SUR LA GRIPPE AVIAIRE OU PESTE AVIAIRE

LA VERITE SUR LA GRIPPE AVIAIRE OU PESTE AVIAIRE
Depuis cet été, la presse se fait l'écho du risque de pandémie par la grippe aviaire. Ce risque est-il réel ? Que faut-il savoir ? Que faut-il faire en pratique ? E-santé vous donne les réponses à toutes les questions clés.


Eviter les marchés de volailles à l'étranger
La grippe aviaire est une grippe des volailles qu'elle décime en grande partie. Elle est due à un virus qui n'est pas adapté à l'homme et c'est la raison pour laquelle il n'a pas été observé d'épidémie humaine. La centaine de cas qui a été observée chez l'homme était le fait de contacts directs avec les oiseaux : plus de 50% en sont décédés. En pratique, il faut donc éviter les marchés de volailles lors de voyages à l'étranger.

Se vacciner contre la grippe (MUTAGRIP ® ou VAXIGRIP®)
La menace actuelle serait que ce virus mute pour s'adapter à l'homme. C'est ce qui s'est passé dans toutes les grandes pandémies du XXe siècle, dont celle de 1917-1918, la fameuse grippe espagnole qui fit 20 millions de morts dans le monde. Cela serait possible notamment si les deux virus, celui de l'homme et celui des volailles, se rencontraient dans le même organisme et se combinaient entre eux. C'est la raison pour laquelle il faut idéalement que le maximum de personnes soient vaccinées contre la grippe humaine actuelle.

Il existe une autre raison pour se vacciner contre la grippe : en cas de pandémie, si vous faites une grippe, on l'attribuera directement à la grippe aviaire et cela vous fera gagner un temps précieux pour votre traitement.

Et contre le pneumocoque aussi (PNEUMO23®)
La grippe est dangereuse par ses complications pulmonaires. L'une des plus graves est la surinfection avec des pneumocoques. C'est la raison pour laquelle il est avisé de se vacciner également contre le pneumocoque, le même jour que pour la grippe, mais à un endroit différent du corps.

Se vacciner à tout âge
La vaccination n'est pas réservée aux plus de 65 ans et aux gens immunodéprimés et fragiles. Les dernières pandémies ont surtout fait des victimes chez les adultes jeunes. En pratique, il faut vacciner tout le monde, y compris les enfants.

Un vaccin contre la grippe aviaire humaine ?
Aujourd'hui, le virus n'existant pas encore, nous ne pouvons pas fabriquer de vaccin contre lui. S'il apparaît, il faudra compter 4 à 6 mois pour le fabriquer.

Connaître les symptômes de la grippe
Ce qui caractérise la grippe, c'est la brutalité de sa survenue, en quelques heures, voire en moins d'une heure. La grippe « agrippe » ! D'un seul coup, les symptômes suivants s'imposent :
- début brutal,
- fièvre et frissons,
- toux,
- maux de tête,
- courbatures,
- fatigue.

Pourquoi faut-il bien les connaître ? Parce que lorsqu'ils arrivent, il faut foncer chez le médecin : les traitements antiviraux existent, mais plus ils sont pris rapidement, plus ils sont efficaces.

Les traitements antiviraux doivent être commencés dès que possible
Il existe des traitements antiviraux efficaces. Ce sont des molécules qui inhibent une enzyme dont se sert le virus pour infecter nos cellules. Or le virus a besoin de rentrer dans nos cellules pour se reproduire : il utilise les moyens de duplication de nos propres cellules pour fabriquer ses propres copies ! Chaque cellule infectée va ainsi produire des milliers de virus avant de mourir et infecter ses voisines... Cette enzyme dont le virus a besoin pour pénétrer nos cellules est la neuraminidase. Les antiviraux dont nous disposons sont des inhibiteurs de la neuraminidase (TAMIFLU® et RELENZA®). On comprend bien pourquoi il faut les prendre au plus vite : plus on les prend tard, plus le nombre de cellules infectées est grand. Après 48 heures, c'est trop tard. Après 24 heures, les résultats sont déjà moins bons.

Différences entre le TAMIFLU® et le RELENZA®
Le Tamiflu® se prend sous forme de comprimé (1 matin et soir) ou sous forme de gouttes pour les enfants. C'est la forme la plus pratique.
Le Relenza® doit être inhalé. C'est de la poudre qui s'utilise avec un inhalateur spécial. Il faut faire deux inhalations matin et soir.
Il n'existe pas d'étude comparative entre les deux produits.
Il est devenu très difficile de s'en procurer en France, le gouvernement ayant réquisitionné les stocks. Cela est encore possible dans certains autres pays européens.
Le gouvernement français a constitué d'importants stocks de Tamiflu®. Ils serviront lors de l'épidémie, si elle survient.

Se protéger avec des masques ?
Oui, mais pas n'importe lesquels. Les masques classiques de chirurgien ont surtout pour fonction de protéger les patients contre les microbes des chirurgiens. Là, c'est l'inverse qu'il faut. Les masques efficaces sont de type spécial dit FFP2 ou FFP3. Ils sont utilisés aujourd'hui sur les chantiers dégageant beaucoup de poussières.

Que faire d'autre ?
Pas grand-chose, sauf si l'on est responsable d'une collectivité : école, administration, entreprise, etc. Il faut alors préparer un plan anti-épidémie en organisant la protection des personnels d'accueil, l'information des personnes et la vaccination. Il s'agit également de prévoir des plans de rupture d'activité, de non circulation entre les établissements ou encore d'organisation différentes de l'activité (travail à la maison avec Internet par exemple).

Serons-nous rapidement alertés ?
Oui, c'est une certitude car le réseau de veille mondial est très au point. En France, il s'agit du Grog. Vous pouvez aller sur leur site pour suivre les épidémies : www.grog.org.
Le site du ministère de la Santé a prévu une rubrique spéciale avec un dossier très complet. A visiter également : www.sante.gouv.fr.

# Posté le mardi 18 octobre 2005 12:46